Israël annule un projet controversé d'expulsions de migrants africains

Un accord a été signé avec l'ONU pour la réinstallation d'une partie de ces migrants dans des pays occidentaux.

Des migrants africains manifestent près de la prison de Saharonim (Israël), le 22 février 2018.
Des migrants africains manifestent près de la prison de Saharonim (Israël), le 22 février 2018. (MENAHEM KAHANA / AFP)

Un sursis pour quelque 40 000 étrangers en situation irrégulière promis à l'expulsion ou à la prison en Israël. L'Etat hébreu a annoncé, lundi 2 avril, avoir annulé un projet controversé d'expulsion de migrants africains, principalement des Erythréens et des Soudanais. Un accord a été signé avec l'ONU pour la réinstallation d'une partie de ces migrants dans des pays occidentaux.

Plus de 16 000 migrants transférés vers des pays occidentaux

"Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et Israël sont arrivés à un accord permettant le départ d'au moins 16 250 migrants africains vers des pays occidentaux, tandis que l'Etat d'Israël règlera le statut de ceux qui resteront sur place"', indique un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Mi-mars, la Cour suprême israélienne avait gelé ce plan, dans l'attente que l'Etat fournisse un argumentaire légal détaillé. Le plan initial du gouvernement prévoyait de donner le choix aux migrants de partir avant début avril (soit pour leur pays d'origine, soit pour un pays tiers) ou d'aller en prison indéfiniment. Plusieurs milliers de manifestants avaient défilé la semaine dernière à Tel-Aviv pour protester contre ce projet.