Guerre entre Israël et le Hamas : ce qu'il faut retenir de la journée du dimanche 3 décembre

Israël a mené de nouvelles frappes sur la bande de Gaza, où le bilan des victimes palestiniennes s'alourdit depuis la fin de la trêve avec le Hamas.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Des panaches de fumée provenant d'incendies dans la bande de Gaza, le 3 décembre 2023. (JOHN MACDOUGALL / AFP)

La guerre dure depuis cinquante-huit jours. Israël a mené, dimanche 3 décembre, de nouvelles frappes sur la bande de Gaza, où le bilan des victimes palestiniennes continue de s'alourdir depuis la fin de la trêve avec le Hamas. Le ministère de la Santé du mouvement islamiste a fait état de 316 morts et 664 blessés "durant les heures passées". L'armée israélienne a de son côté annoncé la mort de deux soldats dans les combats à Gaza. Voici ce qu'il faut retenir de cette journée. 

Les frappes israéliennes se poursuivent

L'armée israélienne a déclaré avoir mené, dans la nuit de samedi à dimanche, des frappes sur des "cibles terroristes" dans la bande de Gaza. Depuis la fin de la trêve, vendredi, elle multiplie les raids aériens sur le sud de l'enclave, où des centaines de milliers de Palestiniens se sont massés en espérant échapper à la guerre. Des frappes sur l'extrême nord du territoire palestinien ont également eu lieu dimanche matin, selon des journalistes de l'AFP.

En face, au moins une salve de roquettes a été tirée vers Israël, revendiquée par le Jihad islamique, l'autre grand mouvement islamiste de Gaza. Elle a été interceptée, ont constaté des journalistes de l'AFP dans la ville frontalière de Sdérot.

L'armée israélienne a par ailleurs affirmé, dimanche, avoir détruit "environ 500 puits de tunnels" sur les plus de 800 qu'elle dit avoir identifiés depuis le début de sa campagne terrestre dans la bande de Gaza, le 27 octobre. "Il n'y a pas d'autres moyens de gagner qu'en continuant notre campagne terrestre", a assuré le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. En représailles aux attaques terroristes du 7 octobre, Israël a juré d'"anéantir" le Hamas.

Le bilan humain s'alourdit dans la bande de Gaza

Le ministère de la Santé du Hamas a affirmé dimanche que les bombardements israéliens avaient fait 15 523 morts – dont 70% seraient des femmes et des enfants – et 41 316 blessés dans la bande de Gaza depuis le début du conflit. Un bilan que franceinfo ne peut confirmer, faute de vérification indépendante sur place.

Sans remettre en cause le droit de leur allié "à se défendre", les Etats-Unis ont mis en garde Israël contre la multiplication des victimes civiles. "Trop de Palestiniens innocents ont été tués", a insisté la vice-présidente américaine, Kamala Harris, depuis la COP28 à Dubaï. Elle a notamment évoqué des images "dévastatrices" de Gaza, appelant Israël à "faire plus pour protéger les civils innocents".

"Nous sommes complètement d'accord avec le fait que beaucoup trop de gens ont été tués dans cette guerre et seraient toujours en vie" si le Hamas n'avait pas lancé son attaque du 7 octobre, a répondu dimanche un porte-parole du gouvernement israélien, Eylon Levy. Selon l'Etat hébreu, 1 200 personnes, en majorité des civils, ont été tuées en Israël lors des attaques du 7 octobre.

Des survols d'avions britanniques pour repérer des otages  

Le Royaume-Uni a annoncé dimanche son intention de mener des vols de surveillance au-dessus d'Israël et de Gaza pour aider à localiser les otages, dont certains sont britanniques. Environ 240 personnes ont été enlevées et emmenées dans la bande de Gaza le 7 octobre. Au total, 137 otages restent détenus, après la mort de cinq d'entre eux et des vagues de libérations lors de la trêve de sept jours avec le Hamas.

Des centaines de personnes se sont rassemblées à Tel-Aviv, samedi, pour demander la libération des personnes détenues par le mouvement islamiste. Quatre ex-otages se sont adressées par retransmission vidéo à la foule pour raconter leurs conditions de captivité. "Nos filles ont vu des choses que des enfants de cet âge, ou de tout âge, ne doivent pas voir", a déclaré Danielle Aloni, 45 ans, relâchée le 24 novembre avec sa fille de 5 ans.

La France appelle à une "trêve durable"

"L'urgence doit être une trêve durable entre Israël et le Hamas." C'est ce qu'affirment dimanche sur le site de La Tribune Catherine Colonna et Sébastien Lecornu. Les ministres des Affaires étrangères et des Armées y signent un texte commun pour défendre les positions de la France dans le conflit entre Israël et le Hamas.

Pour les deux membres du gouvernement, "la France joue un rôle déterminant pour parvenir à la libération des otages", mais aussi pour "enrayer l'escalade de violences dans la région et pour défendre ses intérêts et ses valeurs".

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