Gaza : trois combattants palestiniens tués par un tir de char israélien

L'armée israélienne a affirmé que le char avait tiré en direction d'une position du Jihad islamique, peu après avoir découvert un engin explosif posé près de la barrière séparant Israël de la bande de Gaza.

Un char israélien dans la bande de Gaza, en mai 2016.
Un char israélien dans la bande de Gaza, en mai 2016. (JACK GUEZ / AFP)

Trois combattants palestiniens ont été tués, dimanche 27 mai, dans une frappe de l'armée israélienne contre un poste d'observation du Jihad islamique dans le sud de la bande de Gaza. Les trois hommes, Hussein Al-Amour, 25 ans, Abdel Halim Al-Naqa, 28 ans, et Marwan A-Amour, lui aussi 25 ans, ont été tués par le tir d'un char à l'est de la ville de Rafah, a annoncé le ministère de la Santé de l'enclave.

En annonçant dans un communiqué le décès des deux premiers, le groupe islamiste Jihad islamique a indiqué qu'ils étaient membres de sa branche armée, les Brigades Al-Qods. Le troisième Palestinien est mort ultérieurement de ses blessures.

Des frappes aériennes contre le Hamas

Le Jihad islamique est le groupe armé le plus puissant dans la bande de Gaza après le Hamas, mouvement islamiste palestinien au pouvoir dans l'enclave. Les deux sont alliés et ont combattu ensemble durant plusieurs guerres menées par Israël dans la bande de Gaza, dont la dernière date de 2014.

L'armée israélienne a affirmé dans un communiqué que le char avait tiré en direction de la position du Jihad islamique peu après que des soldats israéliens ont fait exploser un engin posé près de la barrière séparant Israël de la bande de Gaza et voué à cibler ses troupes. L'engin explosif était dissimulé dans une grande pince placée dans la clôture, a-t-elle précisé.

Dans un autre incident, l'aviation israélienne a frappé dans la nuit de samedi à dimanche deux positions du mouvement Hamas. L'opération a été lancée en représailles à une brève infiltration dans la journée de Palestiniens à travers la frontière. Ceux-ci ont immédiatement rebroussé chemin, selon l'armée.