Des dizaines de milliers de personnes ont à nouveau manifesté à Tel-Aviv contre le gouvernement israélien de Benyamin Nétanyahou

Les protestataires ont dénoncé samedi la gestion de la guerre à Gaza et l'incapacité du Premier ministre à négocier la libération des otages toujours retenus dans le territoire palestinien.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Des manifestants dans les rues de Tel-Aviv, en Israël, le 22 juin 2024. (MOSTAFA ALKHAROUF / ANADOLU / AFP)

Inlassablement, ils réclament des élections anticipées en Israël et le retour des otages détenus à Gaza. Des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés, samedi 22 juin, à Tel-Aviv, pour protester contre le gouvernement de droite et d'extrême droite dirigé par Benyamin Nétanyahou. Selon les organisateurs, le rassemblement a réuni plus de 150 000 personnes, soit le plus important depuis le début de la guerre déclenchée par l'attaque terroriste du Hamas en territoire israélien, le 7 octobre.

Sur les pancartes, des slogans qualifiaient Benyamin Nétanyaou de "ministre du crime" et demandaient l'arrêt du conflit. Certains manifestants se sont allongés sur le sol couvert de peinture rouge sur la place de la Démocratie, pour protester contre ce qu'ils considèrent comme "la mort de la démocratie" dans le pays. S'adressant à la foule, Yuval Diskin, ancien chef du Shin Bet, service du renseignement intérieur, a qualifié le chef du gouvernement de "pire Premier ministre d'Israël".

Les négociations pour un cessez-le-feu piétinent

Huit mois après le début du conflit, l'offensive israélienne a provoqué un désastre humanitaire dans l'enclave palestinienne, déplaçant 2,4 millions de Palestiniens, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon un bilan fourni par les autorités du Hamas, plus de 37 500 personnes ont été tuées dans l'enclave. Quant aux 251 personnes enlevées en Israël par le Hamas le 7 octobre, 116 sont toujours retenues dans l'enclave palestinienne assiégée, selon l'armée.

Tandis que les négociations en vue d'un cessez-le-feu piétinent entre Israël et le Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza, la guerre a également provoqué une flambée de violence à la frontière israélo-libanaise, où les confrontations sont quasiment quotidiennes.

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