Le vice-président irakien visé par un mandat d'arrêt

Tarek al Hachémi, déjà interdit de voyage à l'étranger, est accusé par le Premier ministre d'avoir planifié et commis des attentats.

Le vice-président irakien Tarek al Hachémi, à Bagdad (Irak) le 26 octobre 2005.
Le vice-président irakien Tarek al Hachémi, à Bagdad (Irak) le 26 octobre 2005. (AHMAD AL-RUBAYE / AFP)

L'Irak s'enfonce un peu plus dans la crise politique. Un mandat d'arrêt a été lancé lundi 19 décembre à l'encontre du vice-président irakien Tarek al Hachémi, déjà interdit de voyage à l'étranger, un jour seulement après le départ des dernières troupes américaines d'Irak. Selon des responsables de la justice irakienne, un comité judiciaire constitué de cinq membres a émis ce mandat conformément aux "lois anti-terroristes".

La télévision publique Al-Iraqiya a diffusé des images montrant, selon le ministère de l'Intérieur, des gardes du corps de Tarek al Hachémi avouant qu'ils avaient planifié et commis des attentats et qu'ils recevaient des fonds et un soutien du vice-président. Au moins 13 des gardes du corps du vice-président ont été arrêtés au cours des dernières semaines, mais on ignore combien sont toujours en détention.

Un bras de fer oppose ces derniers jours le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki au parti Iraqiya dont fait partie Tarek al Hachémi, de confession sunnite. Le bloc laïque Iraqiya a annoncé lundi qu'il allait boycotter le gouvernement, deux jours après avoir suspendu sa participation aux travaux du Parlement. Le bureau du vice-président s'est plaint de "harcèlement" lundi, évoquant plusieurs incidents dont le fait que sa maison est encerclée par les forces de sécurité depuis plusieurs semaines.