Cet article date de plus de huit ans.

Irak : plus de 60 morts dans une vague d'attentats

Une dizaine de voitures piégées ont explosé dans plusieurs quartiers de Bagdad et dans d'autres villes du pays, mercredi.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Une voiture piégée après son explosion, à Bagdad (Irak), le 28 août 2013. (SAAD SHALASH / REUTERS)

L'Irak peine à sortir de la spirale de violences. Une vague d'attentats coordonnés a frappé Bagdad et ses environs, mercredi 28 août, faisant plus de 60 morts et près de 200 blessés. Une dizaine de voitures piégées ont explosé en différents points de la capitale, principalement dans des quartiers chiites, à une heure où de nombreux habitants se rendaient au travail, selon des policiers et des médecins.

Un kamikaze à pied a également déclenché des explosifs près d'un marché, dans le quartier de Kadhimiyah, toujours dans la capitale irakienne. A Mahmoudiya, au sud de Bagdad, un autre, au volant d'une voiture piégée, s'est précipité sur un poste de contrôle de police. Et à Madaïn, également au sud, un engin explosif a sauté au passage d'une patrouille militaire. Plusieurs soldats ont été tués.

Ces attaques n'ont pas été revendiquées, mais des groupes extrémistes sunnites liés à Al-Qaïda sont généralement tenus pour responsables d'attentats visant les chiites. Ces actes de violence visent, selon les spécialistes, à alimenter le conflit confessionnel et à déstabiliser le pays, qui peine à retrouver une stabilité politique et sécuritaire, dix ans après l'invasion américaine qui a renversé Saddam Hussein. Ces violences coïncident avec un mécontentement croissant de la minorité sunnite à l'encontre du gouvernement, accusé de pratiquer des arrestations arbitraires.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Proche-orient

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.