Reporters sans frontières : déjà 38 morts depuis le début de l'année

Lors de la remise du prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre, la porte-parole de Reporters sans frontières était présente pour parler de la liberté de la presse et rendre hommage à ces journalistes qui risquent leur vie pour l'information. Elle est l'invitée du 23 Heures.

franceinfo

Dans son discours à Bayeux (Calvados), Pauline Adès-Mével, porte-parole de Reporters sans frontières, a tenu à rendre hommage à Jamal Khashoggi, le journaliste saoudien assassiné le 2 octobre 2018 au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul. "Jamal Khashoggi a été tué dans des conditions dramatiques et son meurtre a eu un écho mondial", explique Pauline Adès-Mével. 90 journalistes sont morts en 2018, 38 cette année. Une inversion de la tendance qui n'était pas arrivée depuis une quinzaine d'années. "C'est la première année que les chiffres sont si bas depuis quinze ans. 60% de ces 38 personnes sont mortes en zones de paix contrairement à ce que l'on croit", poursuit la journaliste.

Le Mexique est la zone la plus dangereuse pour les journalistes

Aujourd'hui, l'endroit du monde le plus dangereux pour les journalistes est le Mexique. "Déjà dix morts depuis le début de l'année 2019. Tout journaliste qui intègre des cartels de la drogue est menacé. Ils peuvent être menacés de façon terrible", conclut la porte-parole de Reporters sans frontières sur le plateau du 23 Heures.

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Des portraits de journalistes tués brandis par des membres de Reporters sans frontières, à Paris, le 1er novembre 2018.
Des portraits de journalistes tués brandis par des membres de Reporters sans frontières, à Paris, le 1er novembre 2018. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)