Joe Biden a parlé au roi d'Arabie saoudite avant la publication du rapport sur l'assassinat de Jamal Khashoggi

Jamal Khashoggi, résident aux Etats-Unis et chroniqueur du quotidien "Washington Post", critique du pouvoir saoudien, avait été assassiné en 2018 dans le consulat de son pays à Istanbul par des agents saoudiens.

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Le président américain, Joe Biden, à la Maison Blanche, le 24 février 2021. (SAUL LOEB / AFP)

"Un pas important." Joe Biden s'est entretenu jeudi 25 février pour la première fois avec le roi Salmane d'Arabie saoudite, lors d'un appel téléphonique qui doit être suivi rapidement de la publication d'un rapport américain potentiellement explosif sur le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

Le président américain, qui a rappelé le "partenariat de longue date" entre les deux pays alliés, a aussi "souligné l'importance que les Etats-Unis placent dans les droits humains universels et dans l'Etat de droit", a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué. 

Les deux dirigeants ont également discuté des efforts américains pour mettre fin à la guerre au Yémen, où Joe Biden a stoppé le soutien de Washington à la coalition militaire dirigée par Ryad.

"Les responsables rendent des comptes"

Jamal Khashoggi, résident aux Etats-Unis et chroniqueur du quotidien Washington Post, critique du pouvoir saoudien, avait été assassiné en 2018 dans le consulat de son pays à Istanbul (Turquie) par des agents saoudiens. Le Sénat américain, qui avait eu accès aux conclusions des services de renseignement de la première puissance mondiale, avait à l'époque jugé que le prince héritier était "responsable" du meurtre.

Mais Mike Pompeo, alors secrétaire d'Etat de Donald Trump, avait de son côté affirmé que le rapport de la CIA ne contenait "aucun élément direct liant le prince héritier à l'ordre de tuer Jamal Khashoggi". Et l'ex-président républicain n'avait jamais voulu blâmer publiquement Mohammed ben Salmane, pour préserver l'alliance avec Ryad, pilier de sa stratégie anti-Iran. L'Arabie saoudite est aussi le premier exportateur mondial de pétrole brut et est un important acheteur d'armes américaines.

La publication du rapport "est un pas important vers la transparence, et la transparence est, comme souvent, un élément pour que les responsables rendent des comptes", a déclaré jeudi le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price. "Il s'agit d'un crime, comme je l'ai déjà dit, qui a choqué les consciences. Nous serons en mesure, bientôt, de parler de mesures pour que les responsables rendent des comptes", s'est-il borné à dire.

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