Affaire Kashoggi : un haut responsable saoudien dément avoir menacé de mort une rapporteuse de l'ONU

Dans un entretien au "Guardian", Agnès Callamard, chargée à l'ONU d'enquêter sur le meurtre du journaliste saoudien, avait révélé avoir fait l'objet de menaces de mort de la part d'un responsable saoudien.

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France Télévisions
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La rapporteure spéciale de l'ONU, Agnès Callamard, et la fiancée de Jamal Khashoggi, Hatice Cengiz, le 3 décembre 2019 à Bruxelles (Belgique). (DURSUN AYDEMIR / ANADOLU AGENCY / AFP)

Il ne se souvient pas de la conversation exacte, mais dément "dans les termes les plus forts". Un haut responsable saoudien a démenti, jeudi 25 mars, avoir proféré des menaces de mort à l'encontre de la rapporteuse de l'ONU, Agnès Callamard, à la suite de son enquête sur l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi en 2018. Lors d'une réunion avec des responsables de l'ONU à Genève en janvier 2020, un haut responsable saoudien a menacé à deux reprises de "prendre soin" de la Française si les Nations unies ne freinaient pas ses ardeurs, a rapporté cette semaine le quotidien The Guardian (en anglais).

L'ONU confirme les menaces

Sans nommer le responsable saoudien, la rapporteuse spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires et arbitraires a déclaré au journal britannique que le commentaire était perçu par ses collègues basés à Genève comme une "menace de mort". "Bien que je ne me souvienne pas des conversations exactes, je n'aurais jamais voulu nuire à une personne nommée par l'ONU, ou à qui que ce soit d'ailleurs", a écrit sur Twitter le chef de la commission des droits de l'Homme d'Arabie saoudite, Awwad Alawwad.

"Je rejette cette suggestion dans les termes les plus forts", a écrit cet ancien ministre saoudien, se disant "découragé par le fait que tout ce que j'ai dit puisse être interprété comme une menace". Rupert Colville, porte-parole du bureau des droits de l'homme de l'ONU à Genève, a confirmé que "les détails de l'article du Guardian sur la menace visant Agnes Callamard étaient exacts". L'organe de l'ONU avait informé Callamard de la menace, a-t-il ajouté dans un communiqué à l'AFP.

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