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Des proches du colonel Kadhafi ont commencé à faire "défection" face à l'intervention de la coalition en Libye

C'est ce qu'on déclaré dimanche Hillary Clinton et Robert Gates, respectivement à la tête de la diplomatie et de la défense américaines.Les rebelles libyens qui poursuivaient dimanche leur progression vers l'ouest tiennent la ville de Bin Djaouad, se rapprochant encore de Syrte, la ville natale de Mouammar Kadhafi qui contrôle l'accès à Tripoli.
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Des insurgés défilent devant un char des forces loyalistes libyennes carbonisé près d'Aldjabiya reprise le 26 mars 2011 (AFP/ARIS MESSINIS)

C'est ce qu'on déclaré dimanche Hillary Clinton et Robert Gates, respectivement à la tête de la diplomatie et de la défense américaines.

Les rebelles libyens qui poursuivaient dimanche leur progression vers l'ouest tiennent la ville de Bin Djaouad, se rapprochant encore de Syrte, la ville natale de Mouammar Kadhafi qui contrôle l'accès à Tripoli.

Après avoir repris la veille, avec l'aide de l'aviation de la coalition internationale, les villes stratégiques d'Ajdabiah et de Brega, les insurgés étaient entrés dimanche matin dans Ras Lanouf.

Les insurgés avaient rejoint Oukaïla, située à 110 km à l'ouest d'Ajdabiah, et dernière localité sur la route menant au port pétrolier de Ras Lanouf dans golfe de Syrte.

Samedi, la coalition internationale avait mené samedi des raids aériens intensifs contre les forces loyales au colonel Kadhafi sur les 400 km de route menant d'Ajdabiya à Syrte (est).

Le rythme des opérations aériennes n'a pas faibli avec 160 sorties recensées contre 153 la veille, a annoncé le Pentagone. La coalition internationale a mené également des raids aériens sur les villes de Syrte (est) et Sebha (sud), selon la télévision libyenne et des témoins.

Fort du soutien international, les insurgés ont repris coup sur coup samedi le contrôle du verrou stratégique d'Ajdabiya, à 160 km au sud de Benghazi, fief de l'opposition, puis de la ville pétrolière de Brega, à 80 km plus à l'ouest, selon des journalistes sur place.

Selon le vice-amiral américain Bill Gortney, l'armée libyenne a été considérablement affaiblie: "Kadhafi n'a quasiment plus de défense anti-aérienne et n'a plus qu'une capacité réduite de commander et de soutenir ses troupes sur le terrain. Son aviation ne peut plus voler, ses navires restent au port, ses dépôts de munitions continuent d'être détruits, les tours de communications sont abattues, ses bunkers de commandement rendus inutilisables", a-t-il détaillé.

Un signe d'ouverture du régime ?
Le régime libyen s'est dit prêt "à mettre en oeuvre" un plan de l'Union africaine (UA) qui propose la cessation des combats et l'ouverture d'un dialogue entre Libyens en préalable à une "transition" démocratique.

"Nous sommes prêts à mettre en oeuvre la feuille de route" envisagée par l'UA, y compris "la mise en oeuvre d'une politique qui réponde aux aspirations du peuple libyen de façon pacifique et démocratique", ont affirmé les membres d'une forte délégation gouvernementale à une importante réunion de l'UA à Addis Abeba, où aucun représentant de la rébellion n'était présent.

Le chef d'état-major français, Edouard Guillaud, a déclaré que les opérations militaires allaient vraisemblablement se prolonger des "semaines".

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