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Des manifestants ont défilé lundi à Sanaa pour réclamer un conseil transitoire alors que les combats se poursuivent

L'armée du président a poursuivi ses raids aériens et ses opérations terrestres dans la nuit de lundi à mardi. Leur cible: des membres présumés d'Al-Qaïda qui tiennent la ville de Zinjibar (sud). "Nous sommes engagés dans de violents combats avec les éléments terroristes appartenant à Al-Qaïda..." a indiqué à un officier participant aux opérations.
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Manifestation à Saana le 17 juin 2011 (AFP)

L'armée du président a poursuivi ses raids aériens et ses opérations terrestres dans la nuit de lundi à mardi. Leur cible: des membres présumés d'Al-Qaïda qui tiennent la ville de Zinjibar (sud). "Nous sommes engagés dans de violents combats avec les éléments terroristes appartenant à Al-Qaïda..." a indiqué à un officier participant aux opérations.

"Nous sommes engagés dans de violents combats avec les éléments terroristes appartenant à Al-Qaïda auxquels nous avons infligé de lourdes pertes en dépit de leur mobilité" a indiqué à l'AFP un officier participant aux opérations.

Les manifestations pour la démocratie et les multiples foyers insurrectionnels apparus au Yémen contribuent à plonger le pays dans la tourmente.

Les manifestants dans la rue à Sanaa

Des milliers de manifestants ont demandé le départ du fils et des proches du président Ali Abdallah Saleh, accusés d'entraver la transition politique. "Haussez la voix et réclamez un conseil transitoire", "non à la guerre civile", ont scandé à Sanaa les manifestants, au nombre de plusieurs dizaines de milliers selon les organisateurs, les "Jeunes de la Révolution".

Les manifestants ont appelé au départ du pays du fils aîné du président contesté, Ahmed Ali, commandant de la garde républicaine, et de ses neveux qui contrôlent d'autres organes de sécurité. "Ahmed et Ammar (un neveu du président, chef de la sûreté nationale), partez", répétaient les manifestants.

M. Saleh est hospitalisé à Ryad après avoir été blessé dans une explosion le 3 juin.

Depuis son départ, les jeunes protestataires qui ont déclenché en janvier un vaste mouvement de contestation pour réclamer son départ font pression sur le vice-président Abed Rabbo Mansour Hadi pour qu'il forme un Conseil intérimaire afin d'assurer la transition du pouvoir. M. Mansour Hadi dirige le pays de facto en l'absence du président, mais il ne s'est pas installé au palais présidentiel, où se trouve le fils aîné du président Saleh.

Dans une déclaration à l'AFP, le porte-parole de l'opposition parlementaire, Mohamed Qahtan, a accusé les fils et les proches du président d'entraver une transition pacifique. "Le fait que les fils (et les neveux) du président s'accrochent au pouvoir qu'ils considèrent héréditaire entrave la transition", a-t-il dit.

Sanaa persiste à présenter le retour du président yéménite comme imminent, alors que des sources en Arabie saoudite affirment que son état de santé est mauvais et qu'il ne retournera pas dans son pays. Le chef de l'Etat avait été blessé lors d'une explosion dans la mosquée du palais présidentiel. 11 de ses gardes du corps ont été tués et 124 personnes blessées, dont le Premier ministre Ali Mohammed Moujawar et le président du Parlement Abdelaziz Abdelghani, également soignés en Arabie saoudite.

Le vice-ministre des Biens Religieux (Waqf), Mohammed Yehya al-Fassil, blessé dans l'attentat et qui était soigné dans le royaume, est décédé, et a été enterré dimanche à La Mecque, ville sainte musulmane de l'ouest de l'Arabie saoudite.

Sanaa s'est installée dans une crise aiguë de carburant et de manque d'électricité qui entraîne une hausse des prix des produits. Des dizaines de stations-service ont fermé dans la capitale faute de carburant. A Hodeida, sur le côte ouest, des médecins se sont alarmés de nombreux décès de malades dont des enfants en raison d'une coupure prolongée d'électricité.

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