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Des bombardements intensifs ont secoué samedi Benghazi et ses faubourgs, où un avion des rebelles a été abattu

Selon la chaîne qatarie Al Jazira, le centre du fief de la rébellion a été visé par des tirs d'artillerie, malgré l'annonce d'un cessez-le-feu par le régime de Kadhafi.Al Jazira a indiqué également que les forces loyalistes seraient entrées dans les faubourgs ouest de la ville. Des centaines de personnes fuyaient la ville samedi matin.
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Des frappes aériennes pilonnent Benghazi, le 19 mars 2011. (AFP/PATRICK BAZ)

Selon la chaîne qatarie Al Jazira, le centre du fief de la rébellion a été visé par des tirs d'artillerie, malgré l'annonce d'un cessez-le-feu par le régime de Kadhafi.

Al Jazira a indiqué également que les forces loyalistes seraient entrées dans les faubourgs ouest de la ville. Des centaines de personnes fuyaient la ville samedi matin.

Les insurgés, qui défendent la ville, ont dû se replier face à la progression des troupes du colonel Kadhafi. Après une nuit rythmée par des explosions, des bombardements intensifs, notamment des raids aériens, ont secoué dès l'aube le sud-ouest de Benghazi, et plusieurs colonnes de fumée noire se sont élevées alors que des incendies se sont déclarés dans les secteurs bombardés, ont constaté des journalistes de l'AFP.

L'hôpital Jala de Benghazi a fait état de 26 morts et plus de 40 blessés à la suite des bombardements.

Un avion des rebelles abattu
Un avion militaire qui survolait la ville a été touché par des tirs et est tombé en vrille pour s'écraser sur une zone d'habitation. Il s'agit d'un avion des rebelles abattu par les forces gouvernementales, a confirmé l'opposition.

Des milliers de Libyens fuient Benghazi
En fin de matinée samedi, des milliers de personnes fuyaient Benghazi par le nord-est, selon l'AFP. Des files d'attente se formaient devant les stations service et les boulangerie avant de prendre la route de Tobrouk, ville située à 350 km à l'est, près de la frontière égyptienne.

Par ailleurs, la ville de Zentane (140 km au sud-ouest de Tripoli) était la cible de bombardements et les chars du colonel Kadhafi s'en approchaient, selon un témoin cité par la chaîne Al Arabiya.

L'opposition dénonce la lenteur de la réaction internationale
Le chef du conseil national formé par la rébellion, Moustafa Abdeldjeïl, a reproché à la communauté internationale de réagir trop lentement, selon Reuters. "Il y aura aujourd'hui une catastrophe à Benghazi si la communauté internationale ne met pas en oeuvre les résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu", a-t-il dit, avant d'ajouter: "Nous lançons un appel à la communauté internationale, à l'ensemble du monde libre, pour qu'elle empêche ce régime tyrannique d'exterminer des civils."

Tripoli annonce un cessez-le-feu mais continue à bombarder
Tripoli a annoncé un cessez-le-feu unilatéral vendredi au lendemain de l'adoption d'une résolution au Conseil de sécurité de l'Onu autorisant le recours à la force et instaurant une zone d'exclusion aérienne dans le ciel libyen. Mais les forces loyales au dirigeant libyen ont continué de marcher sur Benghazi.

Cependant, samedi, un porte-parole du gouvernement libyen a nié toute intervention militaire à Benghazi. "Il n'y a aucune attaque d'aucune sorte sur Benghazi. Comme nous l'avons dit, nous respectons le cessez-le-feu et nous souhaitons la venue d'observateurs internationaux", a dit Moussa Ibrahim à Reuters.

L'agence officielle Jana a affirmé samedi matin que les forces libyennes étaient attaquées à l'ouest de Benghazi. Mais les informations sont très difficiles à vérifier à Benghazi en raison de la coupure des réseaux téléphoniques.



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