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Abdelati Obeïdi, ministre des Affaires étrangères du régime déchu de Mouammar Kadhafi, a été arrêté à Tripoli

L'homme a été appréhendé dans sa ferme de Djanzour, près de la capitale, au cri de "Allahu Akbar" (Dieu est le plus grand) poussé par les forces loyales au Conseil national de transition (CNT), selon l'agence Reuters.Une division est d'autre part apparue dans le clan Kadhafi, un de ses fils se disant prêt à négocier, l'autre à continuer le combat.
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Abdelati Obeïdi, ministre des Affaires étrangères de Mouammar Kadhafi le 26 juin 2011 (AFP/FETHI BELAID)

L'homme a été appréhendé dans sa ferme de Djanzour, près de la capitale, au cri de "Allahu Akbar" (Dieu est le plus grand) poussé par les forces loyales au Conseil national de transition (CNT), selon l'agence Reuters.

Une division est d'autre part apparue dans le clan Kadhafi, un de ses fils se disant prêt à négocier, l'autre à continuer le combat.

Abdallah al Hidjazi, un proche collaborateur du Guide libyen, a également été capturé par les forces anti-Kadhafi dans la capitale, ajoute-t-on de sources proches du nouveau conseil de transition.

L'entourage du colonel Kadhafi a connu toute une série de défections, d'arrestations et de morts de personnalités de haut rang depuis le soulèvement armé qui a mis fin à près de 42 ans de régime sans partage.

Lundi, le CNT avait déclaré croire que Khamis Kadhafi, un autre fils Kadhafi, et le chef des services secrets, Abdoullah al Senoussi, avaient été tués par ses forces lors d'accrochages.

Ultimatum prolongé
L'ultimatum fixé par les rebelles aux pro-Kadhafi pour qu'ils se rendent avant samedi sous peine d'opérations militaires est prolongé d'une semaine, a annoncé jeudi à l'AFP un porte-parole de la rébellion à Benghazi (est).

"Nous leur donnons une semaine supplémentaire. Syrte n'est pas un objectif assez stratégique pour justifier la précipitation", a déclaré Mohammed Zawawi, précisant que l'ultimatum concernait également les régions du sud et du centre du pays.

Un des fils Kadhafi veut négocier
Saadi Kadhafi , l'un des fils de Mouammar Kadhafi , a déclaré mercredi à la chaîne de télévision émiratie Al Arabia être officiellement mandaté par son père pour négocier avec les forces du nouveau pouvoir libyen.

Il a affirmé avoir contacté à cet effet un responsable militaire du Conseil national de transition (CNT) à Tripoli.

"Nous parlons ici de pourparlers visant à faire cesser le bain de sang en Libye", a-t-il dit en se référant à une conversation téléphonique avec Adel Hakim Belhadj, chef militaire des forces anti-Kadhafi dans la capitale.

"Nous reconnaissons le fait qu'ils (le CNT, ndlr) représentent une partie légitime, mais nous sommes aussi le gouvernement ainsi qu'une partie à la négociation qui est légitime".

Cité auparavant par Al Djazira, Abdel Hakim Beklhadj, avait annoncé que Saadi Kadhafi lui avait proposé de se rendre et de rallier le nouveau pouvoir à condition que sa propre sécurité soit assurée. Le chef des forces anti-Kadhafi à Tripoli a ajouté qu'il avait l'intention de donner suite à cette offre, selon la traduction anglaise en voix off d'une interview en arabe.

La chaîne américaine CNN a cependant rapporté que Saadi avait nié avoir l'intention de se rendre en déclarant que les forces anti-Kadhafi refusaient de négocier. "Je me rendrais plutôt à un véritable gouvernement qu'à ces gens-là", a déclaré le fils Kadhafi dans un message envoyé à un journaliste de la chaîne.

Troisième fils du colonel Kadhafi, Saadi est un homme d'affaires et un ancien footballeur. Sa capture avait été annoncée peu après la prise de Tripoli par les adversaires de son père, mais il s'est avéré ensuite qu'il était toujours en liberté comme le reste de la famille du Guide.

Division au sein du clan Kadhafi
"Nous n'avons aucun problème à ce qu'ils soient au pouvoir, les rebelles sont nos frères", a-t-il affirmé, témoignant d'une division dans le clan Kadhafi, après l'appel le même soir de son frère Seif al-Islam à "résister aux rats".

"Je vous parle d'une banlieue de Tripoli. Nous voulons tranquilliser le peuple libyen, nous sommes toujours là, la résistance continue et la victoire est proche", a dit Seif al-Islam, dans un message sonore diffusé dans la soirée par la télévision Arrai, basée à Damas.

Ce dernier a d'autre part mis en garde les rebelles contre un assaut sur Syrte, la région natale de son père dans l'Est libyen, affirmant que "20.000 hommes armés" étaient prêts au combat, dans un message sonore diffusé par la chaîne Arrai. La région de Syrte est l'un des derniers bastions du régime Kadhafi que les rebelles cherchent à conquérir.

"Chaque Libyen est Mouammar Kadhafi , chaque Libyen est Seif al-Islam (...) Là où vous vous trouvez face à un ennemi, combattez-le", a-t-il ajouté, en précisant: "Le 'Guide' se porte bien".

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