Abdel Rahim al-Kib élu chef du gouvernement libyen

Cet universitaire a été élu lundi par le Conseil national de transition parmi cinq candidats.

A gauche, le nouveau chef du gouvernement de transition libyen, Abdel Rahim al-Kib, félicité par le président du Conseil national de transition, Moustapha Abdeljalil, le 31 octobre 2011 à Tripoli.  
A gauche, le nouveau chef du gouvernement de transition libyen, Abdel Rahim al-Kib, félicité par le président du Conseil national de transition, Moustapha Abdeljalil, le 31 octobre 2011 à Tripoli.   (MARCO LONGARI / AFP)

L'universitaire Abdel Rahim al-Kib, originaire de Tripoli, la capitale libyenne, a été élu chef du gouvernement de transition en Libye lundi 31 octobre. Les 52 membres du Conseil national de transition (CNT) l'ont élu au premier tour parmi cinq candidats. 

"Nous nous engageons à bâtir une nation qui respecte les droits humains et qui n'accepte pas les violations des droits de l'Homme. Mais nous avons besoin de temps", a-t-il dit peu après son élection en anglais.

Un gouvernement intérimaire d'ici au 23 novembre

Le titulaire du poste, Mahmoud Jibril, avait déjà annoncé qu'il ne comptait pas faire partie du gouvernement de transition et qu'il n'envisageait pas non plus de se présenter lors des différentes élections à venir.

Selon la feuille de route annoncée par le CNT, un gouvernement intérimaire doit être formé au plus tard un mois après l'annonce de la libération du pays, dont la proclamation officielle a eu lieu le 23 octobre.

Un Premier ministre à la carrière scientifique

Abdel Rahim al-Kib a créé en 2005 en Libye sa propre compagnie, la Société internationale pour l'énergie et la technologie.

Diplômé des universités de Tripoli, de Californie du Sud et de Caroline du Nord,  Abdel Rahim al-Kib a enseigné à l'université d'Alabama dès 1985 avant d'être nommé directeur du département Electricité, électronique et ingénierie informatique à l'université américaine de Charjah (Emirats arabes unis) 1999 à 2001.

Il est l'auteur de  nombreuses publications scientifiques et a travaillé en tant que consultant pour de nombreuses entreprises, notamment américaines, dont la Alabama Power Company. Il a ensuite exercé au Petroleum Institute, un centre de recherches aux Emirats arabes unis, son dernier poste connu.