Pourparlers sur la Syrie : la présence de l'Iran peut-elle changer la donne ?

Est-il possible de pousser Bachar al-Assad à quitter le pouvoir ? Et si oui, dans quelles conditions, avec quel calendrier ? Voilà les questions qui rassemblent ce vendredi à Vienne, en Autriche, une douzaine de pays, dont l'Iran. La présence de Téhéran est une première depuis le début du conflit en 2011. L'associer aux discussions pourrait peut-être faire bouger les choses.

(Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, à son arrivée à Vienne jeudi © MaxPPP)

C'est la première fois qu'ils se retrouvent tous ensemble. Des pays du Golfe aux Américains, en passant par les Russes, les Européens et les Iraniens à qui on a finalement offert un siège à la table des négociations après les avoir exclus de tous les rendez-vous internationaux consacrés à la Syrie. L'Iran est aujourd'hui devenu un interlocuteur incontournable.

Un accord a minima serait déjà un pas de géant

L'équation, pourtant, est toujours aussi insoluble avec d'un côté Téhéran et Moscou, alliés de Damas, qui veulent préserver Bachar al-Assad, et de l'autre tous ceux qui réclament son départ. Toute la difficulté sera donc de rapprocher les points de vue pour ébaucher un plan de paix, imaginer un cessez-le-feu puis des élections. Mais avec quel calendrier et quel rôle pour le président syrien ? 

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On ne prendra aucune décision de fond aujourd'hui, mais un accord a minima sur une méthode de discussion est possible, ce qui serait déjà un pas de géant. L'absence d'interlocuteurs syriens du régime ou de l'opposition n'est pas un handicap, au contraire, elle rend même les choses un peu moins compliquées.