Plus de 400 personnes ont été tuées dans des attentats pendant le ramadan

Daech avait annoncé un ramadan meurtrier, et a tenu sa sinistre promesse. Alors que les cérémonies de l'Aïd el-Fitr clôturent le mois sacré de l'Islam ce 6 juillet, celui-ci a été marqué par une série d'attentats qui ont fait plus de 400 morts à travers le monde.

(Des fidèles célèbrent la fin du Ramadan sur les lieux de l'attentat qui a fait 250 morts dimanche à Bagdad en Irak © Thaier Al-Sudani/ Reuters)

L'Aïd el-Fitr célèbre ce mercredi la fin du ramadan pour les musulmans. A cette occasion, l'armée syrienne a décrété un cessez-le-feu de 72 heures sur l'ensemble du pays. Malgré cette fenêtre de quelques heures où les armes vont se taire, ce mois a été marqué par des attentats sanglants à travers le monde. Plus de 400 personnes sont mortes dans des attentats-suicides, revendiqués ou attribués à l'oragnisation Etat Islamique (EI).

Daech avait appelé à frapper "sans réticence "

Le 21 mai dernier, quelques jours avant le début du ramadan, dans un message audio d'une trentaine de minutes, le porte-parole de Daech a appellé ses partisans à frapper. Frapper partout, tout le monde, sans "réticence " disait-il, "y compris les innocents ". L'Europe et les Etats-Unis étaient aussi clairement visés. Ce mois de jeûne est une période où les combats et les attentats-suicide se multiplient : pour les djihadistes, mourir pendant le ramadan est plus valorisant. Cette année, les attaques ont visé tout autant des pays et des villes proches du territoire de Daech - l'Irak et la Jordanie - que des puissances régionales comme la Turquie ou l'Arabie saoudite. Les attentats ont frappé aussi bien le monde musulman - on l'a vu au Bangadesh ou au Yémen - que non-musulman - on repense évidemment à l'attaque de la discothèque gay à Orlando, aux Etats-Unis.

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Depuis deux ans, l'organisation terroriste est sous le feu de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis. Elle perd du terrain, mais pas sa capacité de nuisance. Daech renoue avec un mode opératoire qu'elle utilisait il y a 10 ans, avant de se lancer dans des opérations de conquête territoriale : celui des attentats-suicides. Tous les kamikazes qui se revendiquent de Daech ne sont pas forcément pilotés depuis la Syrie ou l'Irak : certains auteurs d'attaques isolées utilisent l'étiquette djihadiste par opportunisme. Mais cela montre que la propagande et les messages audio ou vidéo fonctionnent toujours.