Peine de mort fédérale : "Joe Biden a les moyens d'y mettre un terme", selon Raphaël Chenuil-Hazan

Alors que Donald Trump a ordonné plusieurs exécutions fédérales au cours des derniers mois, l'arrivée au pouvoir de Joe Biden devrait permettre de stopper cette dynamique. C'est du moins ce qu'espère Raphaël Chenuil-Hazan, directeur général de l'association Ensemble contre la peine de mort (ECPM).

Condamné à mort, Dustin Higgs sera exécuté samedi 16 janvier. Une exécution fédérale venant s'ajouter aux 12 autres recensées depuis juillet 2020 aux États-Unis. Auparavant, la dernière exécution fédérale (ordonnée par le gouvernement) remontait à… 2003. "Ces six derniers mois, Donald Trump a très clairement utilisé la peine de mort de manière électorale, pour donner un signe de force", analyse Raphaël Chenuil-Hazan, directeur général de l'association Ensemble contre la peine de mort (ECPM), sur le plateau du 23h de franceinfo vendredi 15 janvier. Avant d'ajouter, avec une forme d'espoir : "Joe Biden a les moyens de mettre un terme à tout cela."

Des évolutions au sein des États ?

Le futur président américain - qui récupérera les rênes du pouvoir le 20 janvier prochain - a en effet promis "d'éliminer la peine de mort au niveau fédéral". Mais de là à imaginer une abolition de la peine capitale sur l'ensemble du territoire, le chemin semble encore long. "État par État, les choses bougent, note cependant Raphaël Chenuil-Hazan. La Géorgie comme le Texas, que l'on pensait totalement hermétiques au changement, ont évolué sur le plan politique. Et je pense que cela les conduira, petit à petit, à revoir leur position sur la peine de mort."

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Raphaël Chenuil-Hazan.
Raphaël Chenuil-Hazan. (Capture d'écran franceinfo)