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Amsterdam : un musée met ses clients dans la peau des prostituées

Un musée pour le moins «atypique» a ouvert ses portes début février 2014 à Amsterdam. Son but : faire découvrir aux visiteurs la «dure réalité du monde de la prostitution». Les touristes sont invités à prendre place pour un temps derrière les «fenêtres» du quartier rouge. Dévisagés par les nombreux passants.
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France Télévisions
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Le musée de la prostitution à Amsterdam, le 31 janvier 2014. (AFP/Koen Van Weel)
«Red light secrets, musée de la prostitution», une véritable différenciation parmi la multitude de musées de la capitale Hollandaise. Ce musée «offre un coup d'œil sur le monde des travailleurs du sexe, comment cela fait d'être derriere une fenêtre, quels regards vous recevez», explique Yolanda Van Doevernen, qui travaille sur la question de la prostitution au sein de la municipalité d'Amsterdam.

Pour le créateur, Melcher de Wind, c'est la curiosité qui l'emporte : «Je me suis toujours demandé ce qu'il se passe vraiment derrière les fenêtres du quartier, comment elles vivent leur vie, comment est leur monde» selon l'Express.fr.

Le touriste est invité à entrer dans le musée par une femme en petite tenue. Il assiste ensuite à la projection d'un film sur la vie quotidienne des prostituées. Plusieurs mannequins arborent des exemples de «la mode des prostituées» au fil de l'histoire d'Amsterdam, où dès le XVe siècle de nombreuses femmes vendaient leurs corps aux marins de passage, explique la Tribune de Genève.

«Peut-être que les touristes auront une chance de changer leur comportement et vont montrer un peu plus de respect», souligne Yolanda Van Doeveren, même si la municipalité n'a pas participé au financement du projet.

Avec ce nouveau musée, la capitale innavouée de la sexualité tarifée mais légale (depuis l'an 2000) institutionnalise cette «activité» avec ses 409 vitrines disséminées sur les artères selon le site du Figaro. D'après un chiffre fourni par la mairie d'Amsterdam, 75% des prostituées viennent d'Europe de l'Est. Elles paient en moyenne un loyer des 150 euros par jour et travaillent 11 heures par jour, 6 jours par semaine.

Dans ce musée, tout est pretexte à une sensibilisation du public sur l'aspect subversif de la prostitution. Mais aussi sur le côté honnête et respectable du «plus vieux métier du monde».

Ilonka Stakelbborough, une ancienne prostituée qui a participé à la mise en place du projet, l'assure : «On voulait montrer tous les aspects de la prostitution. Oui, il y a des femmes qui sont victimes du trafic d'êtres humains mais la prostitution est surtout un métier choisi de manière volontaire par beaucoup de femmes.»

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