Israël ferme le seul point de passage de marchandises vers Gaza

La décision du gouvernement israélien a été prise à la suite du lancer de cerfs-volants incendiaires depuis l'enclave palestinienne.

Un policier palestinien se tient au passage Kerem Shalom, à la frontière entre Israël et Gaza, le 13 mai 2018.
Un policier palestinien se tient au passage Kerem Shalom, à la frontière entre Israël et Gaza, le 13 mai 2018. (SAID KHATIB / AFP)

Le seul point de passage de marchandises entre Israël et la bande de Gaza, va être fermé, sauf pour les besoins humanitaires, a annoncé l'armée israélienne lundi 9 juillet. Une décision prise en réaction aux cerfs-volants incendiaires envoyés depuis l'enclave. Depuis le 30 mars, les Gazaouis manifestent le long de la barrière qui sépare la bande de Gaza d'Israël pour dénoncer le blocus israélien qui dure depuis plus de dix ans.

La fermeture du point de passage Kerem Shalom va aggraver la situation humanitaire déjà très précaire dans la bande de Gaza, soumise au sévère blocus israélien et où plus de 80% de la population est tributaire d'une aide, selon la Banque mondiale. Par ailleurs, la zone de pêche, qui avait été étendue depuis le mois de mai à neuf milles nautiques (17 km) de la côte de Gaza, sera de nouveau réduite à six milles, a ajouté l'armée. Les accords israélo-palestiniens d'Oslo signés en 1993 prévoyaient une zone de pêche allant jusqu'à 20 milles nautiques de la côte (37 km). 

D'autres mesures "pour lutter contre le Hamas"

Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a, en outre, précisé au Parlement qu'Israël se préparait "à prendre d'autres mesures pour lutter contre le Hamas", le mouvement islamiste qui dirige l'enclave, sans fournir davantage de détails. Les autorités israéliennes peinent à enrayer la vague d'incendies provoqués par des ballons et des cerfs-volants équipés de flammèches lancés depuis Gaza vers le territoire israélien, devenus depuis la fin mars le symbole de la mobilisation palestinienne.

Fawzi Barhoum, un porte-parole du Hamas, a réagi dans un communiqué à ces mesures en les qualifiant de "nouveau crime contre l'humanité"."Le Hamas appelle la communauté internationale à intervenir immédiatement pour empêcher ce crime", a-t-il ajouté.