DIRECT. Répression à Gaza : Israël "a fait preuve de retenue", assure l'ambassadrice américaine à l'ONU

"Les Etats-Unis déplorent les morts mais il y a beaucoup de violence dans la région", a ajouté la diplomate lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, au lendemain d'une journée de manifestations sanglante à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, qui a fait 55 morts côté palestinien.

Des manifestants palestiniens protestent à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, lundi 14 mai 2018.
Des manifestants palestiniens protestent à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, lundi 14 mai 2018. (MOMEN FAIZ / NURPHOTO)
Ce qu'il faut savoir

La communauté internationale s'inquiète après le bain de sang qui a éclaboussé lundi la bande de Gaza. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir, mardi 15 mai, dans l'après-midi, au lendemain des violences meurtrières à la frontière avec Israël. Avec 55 morts côté palestinien, la journée de lundi a été la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la guerre de l'été 2014 dans la bande de Gaza. Londres, soutenu par Berlin, a réclamé mardi l'ouverture d'une enquête indépendante sur ces événements.

Des dizaines de morts lundi. Les soldats israéliens ont tué 55 Palestiniens, dont un bébé de huit mois, lors de heurts et de manifestations à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, lundi 14 mai, au terme de la Marche du retour. Cette marche vise à demander réparation des expropriations subies par les Palestiniens lors de la création d'Israël, il y a 70 ans. Les manifestants protestaient également contre le blocus de la bande de Gaza et l'inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem. 

Un nouveau mort mardi. Un Palestinien a été tué mardi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, a indiqué le ministère gazaoui de la Santé. Nasser Ghorab, 51 ans, a été atteint par balle à l'est du camp de réfugiés d'al-Bureij. Les circonstances de sa mort n'ont pas été précisées. 

 La Cour pénale internationale saisie. Reporters sans frontières (RSF) a saisi mardi la Cour pénale internationale concernant des "crimes de guerre commis par l'armée israélienne contre des journalistes palestiniens", a annoncé l'ONG. Ce dernier a promis de "prendre toute mesure appropriée". Les gouvernements britannique, allemand et belge avaient réclamé plus tôt une enquête indépendante.

 "Violences", "massacre", "appel à la retenue"... Les événements ont suscité de nombreuses réactions diplomatiques"C'est un crime de guerre", dénonce sur Europe 1 l'ambassadeur de la Palestine à l'Unesco. Le Premier ministre turc a appelé mardi les pays musulmans qui entretiennent des relations avec Israël à les "reconsidérer". La Turquie a également demandé à l'ambassadeur d'Israël à Ankara de quitter le pays.

Réunion d'urgence à l'ONU. Organisée à l'initiative du Koweït, la rencontre est programmée à 16 heures (heure de Paris), selon des sources diplomatiques. "Nous condamnons ce qu'il s'est passé. Il y aura une réaction de notre part", a estimé Mansour Al-Otaibi, ambassadeur à l'ONU du Koweït, qui occupe un siège de membre non-permanent au Conseil de sécurité. L'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, a de son côté soutenu qu'Israël avait "fait preuve de retenue" lundi.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #ISRAEL

20h58 : Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a décidéde rappeler son représentant aux Etats-Unis, annonce le ministère des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne. Hossam Zomlot, représentant aux Etats-Unis de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), devrait donc revenir dans les territoires palestiniens.

20h47 : La décision controversée de Donald Trump d’installer l’ambassade des Etats-Unis en Israël à Jérusalem a créé une fracture qui frappe et divise aussi le continent africain. Alors que l’Afrique du Sud est le seul pays à avoir rappelé son ambassadeur, une douzaine d’autres pays ont assisté, eux, à l’inauguration des nouveaux locaux diplomatiques américains. Explications avec Geopolis.

20h41 : Lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, le Premier ministre Edouard Philippe a dénoncé les violences dans la bande de Gaza. Il a défendu le "droit fondamental des Palestiniens à manifester pacifiquement".

19h42 : Hier, 59 Palestiniens ont été tués à Gaza lors d'une manifestation contre le transfert de l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem. Cette escalade de violence est analysée de façon très différente par Israël, par les autorités palestiniennes, par l'ONU ou par la France.



FRANCEINFO

16h22 : Nous vous l'annoncions il y a quelques minutes, un Palestinien a été tué aujourd'hui dans la bande de Gaza, selon le ministère gazaoui de la Santé. Nasser Ghorab, 51 ans, a été atteint par balle à l'est du camp de réfugiés d'al-Bureij, dans le centre de l'enclave palestinienne. Les circonstances de sa mort n'ont pas encore été annoncées.

16h11 : L'organisation Reporters sans frontières (RSF) a saisi la Cour pénale internationale au sujet de "crimes de guerre commis par l'armée israélienne contre des journalistes palestiniens", annonce l'ONG dans un communiqué. RSF évoque des "tirs directs de snipers de l'armée israélienne à l'encontre d'une vingtaine de journalistes palestiniens, sur le territoire de Gaza", commis depuis le 30 mars.

16h06 : Le conflit israélo-palestinien a connu hier sa journée la plus meurtrière depuis l'été 2014. Dans la partie arabe de Jérusalem, les habitants ne cachent pas leur tristesse et leur colère, après que près de 60 Palestiniens ont été tués à la frontière avec Gaza. "On peut sentir leur désespoir, leur projet de retrouver leur village. Cela n’arrivera jamais, mais ils continueront à essayer", explique ainsi Ahmed. Retrouvez le reportage de notre journaliste sur place ici.

Dans la vieille ville, des habitants assis le 15 mai 2018 devant des magasins fermés lors de la grève générale en solidarité avec les Palestiniens tués la veille dans la bande de Gaza.

(HAZEM BADER / AFP)

16h01 : Un Palestinien a été tué par des tirs israéliens à la frontière entre Israël et la bande de Gaza.

15h46 : Au moins 59 Palestiniens ont été tués hier par l'armée israélienne à la frontière avec Gaza, et 2 400 ont été blessés par des tirs ou des gaz lacrymogènes. Depuis plusieurs semaines, des Palestiniens affluent vers la frontière avec Israël, afin de "dire que le peuple palestinien ne s'adaptera pas à ces 70 dernières années d'aliénation". Retrouvez notre reportage sur cette "Grande marche du retour".

Des manifestants palestiniens devant la frontière israélienne à Gaza, mardi 15 mai 2018.

(ASHRAF AMRA / AFP)

15h03 : La journée d'hier a été la plus meurtrière à Gaza, depuis l'été 2014. Près de 60 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens, lors de rassemblements dénonçant le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem. Mais dans la ville, bon nombre d'Israéliens se réjouissent de cette décision. "C’est notre pays, et Jérusalem est notre capitale", défend ainsi un habitant, rencontré par notre journaliste Marie Semelin. Son reportage est à lire ici.

Les remparts de la Vieille Ville de Jérusalem, lundi 14 mai 2018.


(AHMAD GHARABLI / AFP)

13h57 : Le Royaume-Uni et l'Allemagne réagissent, après les violences meurtrières d'hier à la frontière entre la bande de Gaza et Israël. Les gouvernements britannique et allemand ont appelé aujourd'hui à une enquête indépendante sur ces événements, qui ont fait une soixantaine de morts.

11h53 : A Jérusalem, beaucoup d'Israéliens se réjouissent du déménagement de l’ambassade américaine dans leur ville, et font peu de cas des près de 60 Palestiniens tués par Tsahal à Gaza. Reportage sur place de notre journaliste Marie Semelin.




(AHMAD GHARABLI / AFP)

10h22 : Près de soixante morts d'un côté, et une inauguration en grande pompe de l'autre. Retour en images sur le déroulé de la journée d'hier, lors de laquelle Benyamin Nétanyahou et Ivanka Trump inauguraient l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem pendant que les soldats de Tsahal tiraient à balles réelles à Gaza.




09h50 : "Nous devons dénoncer cette répression."


François Hollande, invité de France Bleu Périgord ce matin, a réagi à la journée meurtrière d'hier dans la bande de Gaza. "Il est très important que la communauté internationale prenne des dispositions mais il est à craindre que les Etats-Unis mettent leur veto", a-t-il déclaré, critiquant la politique de Donald Trump au Proche-Orient.

08h29 : Quelle tristesse. Cela n'en finira-t-il donc jamais ? A croire que chacun y prend un intérêt au détriment des populations, quelles qu'elles soient, hélas.

08h29 : On peut craindre le pire au regard de la réponse démesurée donnée hier par l’armée d’Israel. La diplomatie doit jouer un role de fermeté avec des leviers à penser, sinon il n’y a plus de limite!

08h29 : Bonjour !Mais quelle mère ou père de famille irait mettre en péril son bébé à Gaza, alors que la zone est dangereuse.

08h27 : Qu'est-ce que les parents font à emmener un bébé sur un site de manifestations violentes?

08h27 : Hier je vous disais un « ball-trap », pas spécialiste mais apparemment je ne me trompais pas. Comment voulez-vous que le probléme ne s’exporte pas??!! Tant d’injustice de la part des israeliens qui ont et continuent d’exproprier les palestiniens!! Qui ne défenderait pas sa maison, sa terre??

08h26 : Vous êtes nombreux à réagir au bilan très lourd des manifestations d'hier à Gaza, et notamment à la mort d'un bébé qui a inhalé des gaz lacrymogènes. Voici certains de vos commentaires.

08h09 : Sur franceinfo, Muhannad Maswadi, représentant de la mission Palestine en France, dénonce mardi une armée israélienne "assoiffée de sang". "On est en train de tuer la population palestinienne", s'alarme-t-il.

08h09 : "Pendant qu'on festoie à Jérusalem, son armée commet un crime de guerre. (…) Une armée régulière, extrêmement équipée, face à des foules de civils, a reçu l'ordre d'endiguer cette manifestation par des tirs à balles réelles."

Interrogé sur Europe 1, l'ambassadeur de la Palestine à l'Unesco dénonce un "crime de guerre". "Onze bataillons de l'armée israélienne ont été mobilisés, avec des franc-tireurs équipés de fusils à lunette, qui permettaient de choper les gens un peu comme du gibier dans une chasse", s'indigne-t-il.

07h10 : Libération consacre la totalité de sa une au bain de sang à Gaza. Un "'grand jour' particulièrement meurtrier", commente le quotidien.

07h13 : Bonjour . Je ne peux pas répondre précisément à votre question, mais en tout cas les Etats-Unis ont bloqué hier soir l'adoption d'un communiqué du Conseil de sécurité appelant à une enquête indépendante sur les événements meurtriers dans la bande de Gaza.

06h59 : Est ce que le conseil de sécurité de L'ONU va se réunir pour condamner l'action d'Israël ??

06h31 : Un bébé palestinien meurt après avoir inhalé du gaz lacrymogène, annoncent les autorités gazaouies.

06h11 : Ce chiffre pourrait encore grimper puisqu'une nouvelle mobilisation est prévue aujourd'hui près de la frontière. Les Palestiniens commémorent la "Nakba" (la "catastrophe") qu'a constituée pour eux la création d'Israël en 1948 et qui a été synonyme d'exode pour des centaines de milliers d'entre eux.

07h15 : Pendant la nuit, le bilan des heurts qui se sont produits à la frontière entre la bande de Gaza et l'Etat hébreu s'est encore alourdi. On dénombre désormais 55 morts et 2 400 blessés. Au total, 109 Palestiniens sont tombés sous les balles israéliennes depuis le début de la Marche du retour, le 30 mars.