Iles Salomon : le Premier ministre affirme que les émeutes ont été "orchestrées" pour le destituer

Les contestataires accusent le gouvernement d'être corrompu et redevable à Pékin et à d'autres intérêts étrangers.

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France Télévisions
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Le Premier ministre des îles Salomon Manasseh Sogavare lors d'une conférence de presse à Honiara, le 24 avril 2019. (ROBERT TAUPONGI / AFP)

"Rien ne nous fera bouger." Le Premier ministre des Iles Salomon a affirmé dimanche 28 novembre qu'il entendait rester au pouvoir après des émeutes dans la capitale qui ont été "orchestrées", selon lui, par des personnes souhaitant sa destitution. "Nous ne nous inclinerons jamais devant les mauvaises intentions de quelques personnes", a lancé Manasseh Sogavare lors d'une allocution télévisée. 

Le Premier ministre a affirmé que la violence, qui a essentiellement visé le quartier chinois de la capitale, avait causé 25 millions de dollars (22 millions d'euros) de dégâts et détruit un millier d'emplois. Selon la banque centrale, 56 bâtiments ont été brûlés ou pillés dans la capitale.

Appel à un vote de défiance contre le gouvernement

Beaucoup d'habitants des Iles Salomon accusent le gouvernement d'être corrompu et d'être redevable à Pékin et à d'autres intérêts étrangers. En 2019,  Manasseh Sogavare avait notamment cessé de reconnaître diplomatiquement Taïwan, au profit de la Chine.

D'autres pointent du doigt les tensions entre les habitants de l'île la plus peuplée, Malaita, et celle de Guadalcanal, où se situe la capitale administrative. Samedi, les dirigeants de l'opposition ont appelé à un vote de défiance contre le gouvernement.

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