Faute de preuves par Israël, l'ONU a classé ou suspendu plusieurs dossiers visant des employés de son agence pour les réfugiés palestiniens

Désormais, seuls 14 employés font l'objet d'une enquête, a annoncé le bureau du porte-parole du secrétaire général de l'ONU vendredi.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Un homme ramasse des déchets alors qu'il porte une veste portant le logo de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), à Jénine, en Cisjordanie occupée, le 30 janvier 2024. (JAAFAR ASHTIYEH / AFP)

L'enquête avance. L'ONU a annoncé vendredi 26 avril avoir classé ou suspendu cinq dossiers sur 19 visant des employés de son agence pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) accusés par Israël d'être impliqués dans les attaques du Hamas le 7 octobre. Au total, 14 employés font donc toujours l'objet d'investigations. 

Le Bureau des services de contrôle interne (BSCI) a "enquêté sur 19 membres du personnel de l'UNRWA", les 12 premiers accusés par Israël en janvier et dont les contrats ont été "résiliés" ainsi que sept autres ayant été signalés par la suite, a annoncé le bureau du porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

Ces accusations avaient plongé l'UNRWA dans la tourmente et provoqué une baisse de ses financements, au moment où la bande de Gaza, assiégée et bombardée par Israël, est confrontée à un désastre humanitaire. 

Des discussions constructives avec les autorités israéliennes 

Sur les 12 premiers, "un dossier a été classé, Israël n'ayant fourni aucune preuve à l'appui des accusations formulées à l'encontre de l'employé", et trois autres ont été "suspendus, les informations fournies par Israël n'étant pas suffisantes pour permettre au BSCI de procéder à une enquête", a précisé le communiqué. S'agissant des sept nouveaux cas, l'un d'eux a aussi été "suspendu en attendant la réception de preuves supplémentaires", selon le bureau du porte-parole.

Les enquêteurs se sont rendus en Israël pour des discussions avec les autorités et une autre visite est prévue en mai, a ajouté la même source. Ces discussions se sont révélées "constructives" et "ont permis de faire avancer les enquêtes".

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