Offensive contre Gaza : Israël rappelle 40.000 réservistes

Quelques heures après avoir lancé une vaste attaque aérienne contre le Hamas, à Gaza, pour stopper les tirs de roquettes, le gouvernement israélien a autorisé le rappel de réservistes - en prévision d'une possible offensive terrestre contre la bande de Gaza.

(Pour l'instant, Israël ne procède qu'à des frappes aériennes sur la bande de Gaza © REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa)

C'est un haut responsable militaire qui s'exprime :  "L'armée prépare une série d'options, y compris une invasion ou une  offensive terrestre" contre la bande de Gaza. Depuis la nuit dernière, l'enclave palestinienne est visée par des raids aériens. Une opération terrestre pourrait donc suivre... Le cabinet de sécurité israéelien a donné son feu vert pour rappeler 40.000 réservistes.

"Les attaques aériennes que nous avons menées ne constituent qu'une étape. L'opération n'a pas de limite de temps" , prévient un porte-parole de l'armée. Une cinquantaine de cibles ont jusque-là été bombardées, dans le cadre de l'opération "Coussin de protection", "Protective Edge", qui vise à mettre fin aux tirs de roquettes du Hamas sur le territoire.

Une centaine de roquettes

Le Hamas, dans un communiqué, menace désormais de s'en prendre à "tous les Israéliens".

Selon les services d'urgences palestiniens, au moins 12 Palestiniens ont été tués, et plus de 70 blessés dans les raids israéliens. Selon les médias israéliens, quatre Palestiniens armés sont arrivés de Gaza par la mer ; ils ont été abattus.

Et en fin de journée, les sirènes d'alerte ont retenti à Tel-Aviv la capitale. Les chaînes de télévision israéliennes ont diffusé des images en direct, montrant apparemment l'interception d'une roquette palestinienne par le système "Dôme de fer". Une centaine de roquettes palestiennes ont ainsi été tirées ces dernières 24 heures.

Réunion à l'ONU ?

Face à cette brusque tension, la Ligue arabe a demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies. Elle accède à la demande du président palestinien Mahmoud Abbas, qui avait demandé à la communauté internationale d'"intervenir immédiatement pour arrêter la dangereuse escalade qui pourrait provoquer davantage de destruction et d'instabilité dans la région" .

Nabil al-Arabi, le secrétaire général de la Ligue arabe, estime pour sa part que "la poursuite des agressions de civils palestiniens par Israël est une violation flagrante du droit international humanitaire, des Conventions de Genève et des résolutions internationale sur la Palestine occupée" .