Nord-Mali : les islamistes menacent d'exécuter les otages français, Hollande met en garde

Après que le président François Hollande a réitéré son souhait d'une intervention militaire au Nord-Mali, un groupe proche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a proféré des menaces de mort à l'encontre des otages français retenus au Sahel. Mais ces menaces visent aussi nommément le chef de l'Etat, qui leur lance une sérieuse mise en garde.

(Franck Dubray Maxppp)

"La
vie des otages français est désormais en danger à cause des déclarations du
président français qui veut nous faire la guerre. Lui-même, sa vie est
désormais en danger. Il faut qu'il le sache",
a lancé un haut responsable jihadiste.

Oumar Ould Hamanah s'exprimait au nom du Mujao (Mouvement pour l'unicité et le
jihad en Afrique de l'Ouest), l'un des groupes armés alliés à Aqmi. Il y a
quelques temps encore, cet homme semblait faire partie d'Ansar Dine (Défenseurs
de l'islam). Ces deux groupes et Al-Qaïda au Maghreb islamique contrôlent les
deux tiers du Nord-Mali.

Lors de son
périple africain, le président Hollande
a réaffirmé que la France appuiera la
mise en œuvre de la résolution de l'ONU votée vendredi, qui donne 45 jours aux
pays d'Afrique de l'Ouest pour présenter leur plan d'intervention militaire au
Nord-Mali.

"Hollande est désormais en danger, et il veut ouvrir la porte de l'enfer
aux otages français",
a encore menacé le haut responsable jihadiste,
joint à Bamako par l'AFP.

"Libérez-les avant qu'il ne soit trop tard" (Hollande aux ravisseurs)

Réagissant à ces nouvelles menaces, François Hollande fait savoir qu'il
n'entend pas dévider de sa "ligne" et réaffirme sa "grande détermination" * sur le dossier malien. "Libérez-les avant qu'il ne soit trop tard",  a même lancé le chef de l'Etat à l'adresse des ravisseurs, lors d'un discours à l'ambassade de France à Kinshasa.*

Neuf Européens
dont six Français sont encore retenus par Aqmi au Sahel.

François Hollande doit recevoir leurs familles la semaine prochaine.