Cet article date de plus de sept ans.

Mur des Lamentations de Jérusalem : vers la mixité ?

Une fois par mois, les femmes juives du collectif "Women of the Wall" se retrouvent pour prier face au célèbre mur israëlien, couvertes du châle de prière réservé aux hommes. Profondément révoltés, les ultra-orthodoxes organisaient ce dimanche une manifestation de contestation contre ce mouvement féministe. Des protestations maîtrisées par les forces de l'ordre.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Ronen Zvulun Reuters)

Jusqu'à une decision de justice prise il y a quelques semaines, la prière des femmes devant le Mur des Lamentations était tolérée, à condition d'être faite à l'écart des hommes et en silence. Elle est à présent officiellement autorisée. Les militantes du collectif féministe Women of the wall y ont prié le 10 mai dernier, pour la première fois en toute liberté et sous la protection de la police.

Côté femmes

Avant cette date, les Women of the wall, collectif fondé il y a 20 ans, organisait  chaque
premier dimanche du mois hébraïque, une manifestation face au Mur des
Lamentations à Jérusalem, sous forme d'une séance de prières. Rejetées par les ultra-orthodoxes de la ville, ces militantes ont décidé de prolonger cette manifestation mensuelle.

Séparé par des barrières, l'espace de prière réservé aux femmes, à l'écart, est
parfaitement distinct de celui réservé aux hommes.

Mais les Women of the
wall
ne respectent pas toutes les règles... Couvertes du châle de prière et phylactères
aux poignets, accessoires traditionellement réservés aux hommes, elles provoquent directement les ultra-orthodoxes.

Côté hommes

Le 20 mai dernier, une militante du groupe et une religieuse
défendant le droit de ses consœurs à prier au Mur des lamentations avaient
retrouvé des inscriptions menaçantes dans leur cage d'escalier et sur leur
porte.

Nouvelle réaction ce dimanche : les hommes ultra-orthodoxes
annonçaient une gigantesque manifestation contre le
collectif féminin. Menaces et bousculades, mais finalement pas de confrontations directes.

Arrêtés par les policiers, extrêmement nombreux, les haredi (littéralement "craignant Dieu"), surnommés "les hommes en noir", étaient une centaine et n'ont pas atteint l'effet escompté.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.