Présidentielle en Iran : l'ultraconservateur Ebrahim Raïssi l'emporte dès le premier tour

Il remplacera Hassan Rohani, un modéré qui quittera le pouvoir en août.

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Ebrahim Raïssi donne une conférence de presse après avoir voté à l'élection présidentielle iranienne, le 18 juin 2021 à Téhéran. (ATTA KENARE / AFP)

L'ultraconservateur Ebrahim Raïssi a remporté sans surprise la présidentielle iranienne au premier tour, selon les résultats définitifs publiés samedi 19 juin, au lendemain du scrutin. Le candidat a obtenu 61,95% des voix. Le taux de participation s'est établi à 48,8%, a précisé le ministre de l'Intérieur, soit la plus faible mobilisation enregistrée pour un scrutin présidentiel depuis l'instauration de la République islamique en 1979.

Ebrahim Raïssi a remporté l'élection face au général de division Mohsen Rezaï, ancien commandant en chef des Gardiens de la révolution, Abdolnasser Hemmati, ancien président de la Banque centrale, et le député Amir-Hossein Ghazizadeh-Hachémi. Les trois hommes ont reconnu la victoire d'Ebrahim Raïssi dans des messages sur Instragram, sur Twitter ou relayés par les médias iraniens. Ce dernier remplacera Hassan Rohani, un modéré qui quittera le pouvoir en août.

Il incarne la répression, selon l'opposition

Chef de l'Autorité judiciaire, Ebrahim Raïssi, 60 ans, faisait figure de grand favori, faute de concurrence réelle après la disqualification de ses principaux adversaires. Il a déclaré à plusieurs reprises que la priorité du pays était d'obtenir la levée des sanctions américaines liée au développement nucléaire de l'Iran, et donc de poursuivre les négociations en cours pour sauver l'accord de Vienne en y réintégrant les Etats-Unis.

Il est par ailleurs, pour l'opposition, l'incarnation de la répression. Son nom, associé aux exécutions massives de détenus de gauche en 1988, à l'époque où il était procureur adjoint du tribunal révolutionnaire de Téhéran. Il figure sur la liste noire des responsables iraniens sanctionnés par Washington pour "complicité de graves violations des droits humains". Pour ces raisons, l'ONG Amnesty International a d'ailleurs appelé à l'ouverture d'une enquête pour "crimes contre l'humanité" et "répression brutale" des droits humains.

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