Contestations et répression sanglantes en Irak

L'ONU demande une enquête sur les morts lors des manifestations en Irak. Les contestataires réclament le départ des dirigeants qu'ils qualifient de corrompus.

Des tirs dans les rues de Bagdad. Depuis quelques jours, le couvre-feu a été décrété par les autorités. Mais dans les rues, ils défient le pouvoir en place. "Nous sommes sortis pour protester dans la douleur et la souffrance. Il n'y a pas d'électricité ni de travail, les gens sont malades et meurent de faim, c'est une malédiction", houspille un manifestant. Le seul moyen pour eux de se faire entendre semble être la violence.

Au moins 44 morts

Depuis mardi 1er octobre, des centaines de jeunes s'en sont pris aux symboles de l'État. Ils protestent contre le chômage, la corruption et la déliquescence des services publics et sont déterminés à faire chuter le gouvernement. Depuis le début des troubles, 44 personnes sont mortes, dont 38 manifestants Le Premier ministre s'est adressé à la population en s'engageant à aider les plus démunis. L'ayatollah Ali al-Sistani, le plus important chef chiite, a exhorté les gens à ne pas recourir à la violence, mais un autre leader demande lui la démission du gouvernement.

Le JT
Les autres sujets du JT
Des Irakiens ont manifestent contre la corruption, le chômage et la déliquescence des services publics à Najaf, le 2 octobre 2019.
Des Irakiens ont manifestent contre la corruption, le chômage et la déliquescence des services publics à Najaf, le 2 octobre 2019. (HAIDAR HAMDANI / AFP)