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Mistral : Moscou et Paris d’accord pour mettre fin au contrat

La France et la Russie ont trouvé un accord pour mettre un terme au contrat de vente des deux Mistral. La France remboursera l'intégralité des avances reçues pour un montant inférieur à 1,2 milliard d'euros. Et elle aura la pleine propriété et la libre disposition des deux bâtiments militaires.
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Radio France
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 (Un accord a été trouvé entre la Russie et la France sur les deux navires Mistral © REUTERS/Stephane Mahe)

Vladimir Poutine et François Hollande "se sont entretenus cet après-midi afin de confirmer que la France et la Russie sont parvenues à un accord pour mettre un terme au contrat signé en 2011 qui prévoyait la livraison de deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) de type Mistral" selon un communiqué de l'Elysée. Les deux bâtiments militaires reviennent à la France, qui en disposera librement, et accepte en échange de rembourser les avances reçues à Moscou.

"Le prix initial des deux bateaux était environ d'1,2 milliards d'euros, le prix de l'accord qui est le meilleur accord possible sera inférieur puisque la Russie sera remboursée à l'euro (près) des engagements financiers qu'elle a pu mobiliser" a précisé ce jeudi matin le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian sur RTL

Conclue en 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, la vente à la Russie de deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) était estimée à 1,2 milliard d'euros. La livraison, initialement prévue en octobre 2014, avait été suspendue l'an dernier par la France, pour une durée indéterminée, en raison du rôle joué par Moscou dans la crise ukrainienne.

"L'affaire est complètement réglée" selon Moscou

Le contrat de vente des deux bâtiments Mistral se trouvait depuis plusieurs mois entre les mains des avocats, les deux pays ne parvenant pas à s'accorder sur un dédommagement pour rupture de contrat. Les négociateurs français l'estimaient à 785 millions d'euros alors que les Russes réclamaient 1,163 milliard d'euros.

L'accord conclu aujourd'hui met fin à huit mois de négociations. L'Elysée précise que les deux chefs d'Etat "se sont accordés sur le fait que, désormais, ce dossier était clos" . Le Kremlin a confirmé, indiquant que l'affaire des Mistral était considérée "comme complètement réglée."

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