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Mer de Chine orientale : une flottille japonaise débarque sur l'archipel de Senkaku

Indiscutablement japonaises pour les uns, authentiquement chinoises pour les autres, les îles de Senkaku, au sort incertain, ravivent les tensions sino-japonaises. Le 15 août dernier, des militants pro-Pékin étaient venus y planter un drapeau chinois. En guise de réponse, une dizaine de militants nationalistes japonais y ont débarqué dimanche matin à l'aube. Tensions et réactions.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Alors que des militants pro-Pékin étaient venus le 15 août dernier, anniversaire de la capitulation japonaise, planter un drapeau chinois sur les îles de Senkaku, une flotille d'une vingtaine de bateaux de nationalistes japonais a débarqué dimanche au petit matin sur l'archipel. Objectif : réaffirmer la souveraineté du Japon. Un acte qui endurcit un peu plus le bras de fer sino-japonais en mer de Chine méridionale.

Pékin proteste

Revendiquées
par Pékin sous le nom de Diaoyu, les îles de Senkaku représentent une "priorité nationale" pour Pékin. Et cet affront japonais a immédiatement provoqué des manifestations antijaponaises dans au moins six villes chinoises.

Une centaine de personnes se sont notamment rassemblées près du consulat japonais de Guangzhou (sud), scandant "Japon, va-t-en des îles de Diaoyu" . Drapeaux chinois à la main, des manifestants ont également chanté des slogans antijaponais dans la ville voisine de Shenzhen, frontalière de Honk Kong. Et les rassemblements se sont multipliés. Hangzhou et Qingdao à l'est, Shenyang et Harbin au nord-est ont ainsi été le théâtre des protestations chinoises.

Avant le départ de l'expédition, le ministère chinois des Affaires étrangères avait fermement demandé au Japon, et à plusieurs reprises, de "cesser immédiatement toute action portant atteinte à sa souveraineté territoriale" .

Une occupation "sournoise"

Défini comme "un voyage d'une grande réussite" par les Japonais, perçu comme une action portant atteinte à sa souveraineté territoriale par Pékin, ce débarquement a par ailleurs heurté les autorités taïwanaises qui ont durci le ton samedi, en parlant "d'occupation sournoise" .

La république de Chine, nom officiel de Taïwan, revendique aussi cet archipel. Pour le ministre taïwanais des Affaires étrangères, Timothy Yang, "cet acte de provocation n'a fait qu'attiser les tensions en mer de Chine orientale" . Le ministre a convoqué dimanche le représentant du Japon, Tadashi Imai, afin de protester contre cette "povocation" .

"Les îles Diaoyu
appartiennent à la République de Chine, d'un point de
vue historique, géographique et de droit international" (Timothy Yang))

Mais les deux pays n'entretiennent pas de relations diplomatiques. Jusque là relativement silencieux, Taïwan a pour la première fois contesté ouvertement une action japonaise. De son côté, le Japon qui reconnait officiellement Pékin comme représentant de la Chine n'a jamais entretenu de relations commeciales et culturelles étroites avec Taïwan, qui fut un colonie japonaise de 1895 à 1945.

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