Otage française au Mali : "Jusqu'à fin novembre le gouvernement n'a engagé aucune action concrète", estime le fils de Sophie Pétronin

Invité de franceinfo jeudi avant son départ pour le Sahel, Sébastien Chadaud-Pétronin a exprimé ses doutes sur la réalité des démarches des autorités françaises pour libérer sa mère, enlevée il y a un an au Mali.

Sophie Pétronin a été enlevée le 24 décembre 2016 par des hommes armés à Gao, au Mali.
Sophie Pétronin a été enlevée le 24 décembre 2016 par des hommes armés à Gao, au Mali. (HANDOUT / WWW.LIBERONS-SOPHIE.FR)

Le fils de Sophie Pétronin, enlevée il y a un an, à Gao, au Mali, part pour le Sahel jeudi 28 décembre. Sébastien Chadaud-Pétronin a expliqué sur franceinfo les raisons de son déplacement, à la recherche de sa mère. "Je n'ai pas peur de dire que jusqu'à fin novembre, le gouvernement n'a engagé aucune action concrète dans cette affaire", a-t-il lancé.

 "Discrétion ou inaction"

Si Sébastien Chadaud-Pétronin a assuré ne pas s'être "disputé avec le Quai d'Orsay", il a dit avoir en revanche des doutes sur la réalité des démarches effectuées par les autorités françaises. "J'espère qu'il y a quelque chose qui se fait. Jusqu'au mois dernier le gouvernement n'avait pris aucune décision et n'avait pas pris d'engagement, n'avait fait aucune tentative pour se rapprocher des ravisseurs, a-t-il expliqué. Peut-être qu'il en est de même aujourd'hui, je n'en sais rien. Je n'accuse pas le gouvernement, j'annonce des faits."

"Ce qu'on n'accepte pas c'est qu'on associe parfois la discrétion à l'inaction,  a lancé le fils de l'otage française. Sous couvert de secret défense, on n'est pas obligé de dire ce qu'on fait et quand on ne fait rien, on n'est pas obligé de le dire. Et ça c'est purement inacceptable."

Pas de nouvelle depuis un an

Sébastien Chadaud-Pétronin affirme ne pas avoir de nouvelle de sa mère depuis le 24 décembre 2016, date de son enlèvement à Gao au Mali, "puisque les seules nouvelles qu'on ait pu avoir c'est une vidéo qui n'est pas datée". Le fils de Sophie Pétronin aussi dit n'avoir aucune information fiable sur l'endroit où se trouve sa mère, "absolument rien de concret, juste quelques pistes. On a tous des idées sur la question, des pistes qu'on essaye de suivre, mais personne n'a aucune certitude sur l'affaire".

Le fils de l'otage française a également expliqué que sa mère "avait échappé à un enlèvement en 2012, mais elle n'était pas une tête brulée et les conditions de sécurité et les procédures étaient respectées strictement".