L'armée donne des conseils à ses soldats pour utiliser les réseaux sociaux

Dans un guide, le ministre de la Défense explique aux membres des forces armées les pièges à éviter sur Facebook, Twitter ou YouTube.

Capture d\'écran de la page Facebook de l\'armée de l\'air, réalisée le 28 janvier 2013.
Capture d'écran de la page Facebook de l'armée de l'air, réalisée le 28 janvier 2013. (FRANCETV INFO)
avatar
franceinfoFrance Télévisions

Mis à jour le
publié le

Engagée dans une opération extérieure de grande envergure au Mali, l'armée française sait qu'elle doit plus que jamais tenir ses troupes. Y compris sur les réseaux sociaux : l'armée de l'air a de nouveau posté, vendredi 25 janvier sur sa page Facebook, le Guide du bon usage des médias sociaux (PDF) concocté par le ministère de la Défense en avril 2012. Une piqûre de rappel sur les règles d'usage et les pièges à éviter, destinée aux soldats qui utilisent Facebook, Twitter, YouTube et consorts.

"De simples statuts, photos ou vidéos peuvent parfois contenir des informations
stratégiques", rappelle le ministère, informations qui peuvent ensuite mettre en péril la vie des soldats déployés sur le terrain.

Des problèmes de sécurité mais aussi d'image

Le document donne des exemples précis de posts qui sont problématiques : par exemple, une vidéo présentée comme celle d'un hélicoptère français en Afghanistan postée sur YouTube, qui selon le document "divulgue des caractéristiques chiffrées des caméras de tir". Ou, plus commun, un statut Facebook mentionnant un prochain départ en Libye, avant que l'intervention française ne soit officiellement annoncée.

D'autres exemples sont plus cocasses, comme celui de cette vidéo d'un homme faisant le pitre en haut d'uniforme et en caleçon qui, commente pudiquement le ministère, "porte atteinte à l’image des armées".

Les réseaux sociaux sont désormais pris très au sérieux par les acteurs de la Défense. Conscients que leurs ennemis, à l'instar des islamistes shebab de Somalie, n'hésitent pas à les exploiter, les armées régulières et les gouvernements ont choisi de s'en emparer pour faire passer leurs messages. Certains, comme Tsahal en Israël, ont même été précurseurs en la matière.