Mali : la France mène une nouvelle opération militaire avec l'ONU et les forces maliennes

L'objectif est d'"éviter une résurgence de mouvements terroristes", selon le ministère de la Défense.

Un hélicoptère Puma atterrit à proximité de légionnaires français, au Mali, le 17 mars 2013.
Un hélicoptère Puma atterrit à proximité de légionnaires français, au Mali, le 17 mars 2013. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Le ministère de la Défense annonce, jeudi 24 octobre, que la France mène actuellement une nouvelle opération militaire de "grande ampleur" au Mali avec les forces maliennes et la Minusma (la force de l'ONU au Mali), "pour éviter une résurgence de mouvements terroristes""Nous avons engagé, avec l'armée malienne et la Minusma une opération de grande ampleur au nord et au sud de la boucle du Niger", a déclaré le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l'état-major des armées françaises, à propos de cette opération baptisée "Hydre".

Des attaques en recrudescence

"Plusieurs centaines" de soldats français sont engagés dans cette opération, de l'ordre d'un "bataillon", a déclaré le colonel Jaron, sans préciser le nombre total de militaires impliqués dans "Hydre".

Depuis fin septembre, trois attaques ont été perpétrées par des jihadistes malgré la traque menée par des milliers de soldats français et africains depuis janvier dans le nord du Mali. La dernière en date, qui visait des soldats tchadiens, s'est produite mercredi à Tessalit, dans le nord-est du pays.

Interrogé sur ces attaques, le colonel Jaron a souligné que les forces françaises n'étaient pas surprises de "voir ponctuellement de tels groupuscules se mettre en œuvre" à l'approche des législatives, dont le premier tour est prévu le 24 novembre.

Des opérations terroristes "qui ne s'inscrivent pas dans la durée"

"A chaque fois, il s'agit d'opérations très concentrées géographiquement, qui ne s'inscrivent pas dans la durée et qui reposent sur un mode d'action de terroristes", en voulant "frapper les esprits sans avoir forcément une capacité à engager un combat dans le temps", a-t-il analysé. Les assaillants à Tessalit voulaient aussi "frapper les esprits" et non pas "conquérir la ville", a ajouté le colonel Jaron, en saluant la réactivité du bataillon tchadien, qui "a très rapidement repris l'initiative".

"Nous savons que la totalité des groupes terroristes présents (...) au Mali n'ont pas été éliminés. Et par moments, ils peuvent resurgir alors que nous allons vers les élections législatives", a-t-il poursuivi.