Cet article date de plus de neuf ans.

Maigre victoire pour le parti de Poutine aux législatives russes

Le parti Russie unie conserve de justesse sa majorité absolue à la Douma. Mais, en recueillant à peine 50% des voix, il chute de 15 points par rapport à 2007. Un coup dur pour Poutine qui brigue son retour au Kremlin l'an prochain.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Reuters)

Selon les derniers résultats transmis ce lundi matin par la commission électorale russe, résultats portant sur 93,61% des bureaux de vote, le parti de Poutine et du président Medvedev recueillerait 49,68% des voix. De quoi conserver la majorité absolue en sièges à la Douma, grâce au complexe système de répartition des voix. 

Cela ressemble néanmoins à un revers pour Vladimir Poutine, comparé aux résultats de son parti en 2007. Il avait alors obtenu 64,7% des voix et une majorité des deux tiers à la chambre basse du Parlement russe, lui donnant la possibilité d'amender la Constitution. Pour le journal Izvestia, ces élections se sont transformées en "un référendum contre Russie Unie ". 

"C'est ça la démocratie" (Medvedev)

Pas question cependant de parler de défaite. "C'est la démocratie en action ", a commenté à la télévision le président et tête de liste Dmitri Medvedev, comme pour tirer parti de ce recul. "On disait que le parti [...] chercherait à conserver sa position dominante en se livrant à des machinations, des manipulations ", mais il a "prouvé qu'il avait le droit moral de poursuivre dans la voie que nous avons choisie. C'est ça le parlementarisme, c'est ça la démocratie ".

Les observateurs ne l'entendent eux pas de cette oreille. Jamais ils n'avaient constaté autant de fraudes. L'opposant et ancien vice-Premier ministre Boris Nemtsov estime que si le scrutin s'était tenu de façon régulière, Russie unie n'aurait pas obtenu 50 mais 30% des voix seulement.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Monde

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.