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Lobsang Sangay a prêté serment lundi en tant que nouveau Premier ministre du gouvernement tibétain en exil

"Nous sommes une démocratie qui ne fera que se renforcer au fil des ans etnous sommes là pour durer", a-t-il déclaré lors d'une cérémonie présidée par le dalaï lama à Dharamsala (nord) où est basé le gouvernement en exil.Diplômé de la faculté de droit de l'université de Harvard, Lobsang Sangay a été élu fin avril parmi deux autres candidats.
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S. R. Lobsang Tenzin (g) et Lobsang Sangay (d) lors de la cérémonie d'investiture à Dharamsala, le 8 août 2011. (AFP - Lobsang Wangyal)

"Nous sommes une démocratie qui ne fera que se renforcer au fil des ans et
nous sommes là pour durer", a-t-il déclaré lors d'une cérémonie présidée par le dalaï lama à Dharamsala (nord) où est basé le gouvernement en exil.

Diplômé de la faculté de droit de l'université de Harvard, Lobsang Sangay a été élu fin avril parmi deux autres candidats.

Pour une "autonomie significative" du Tibet

Lors de son allocution, M. Sangay a assuré que l'élection d'avril a envoyé "un message clair aux partisans d'une ligne dure au sein du gouvernement chinois selon lequel le gouvernement tibétain est loin de s'éteindre". Il s'est engagé à soutenir le mouvement "jusqu'à ce que la liberté soit restaurée au Tibet", affirmant que la lutte n'était pas "contre le peuple chinois ou la Chine en tant que pays".

"Notre lutte est contre la politique radicale du régime chinois au Tibet (...), contre ceux qui refuseraient la liberté, la justice, la dignité et l'identité même du peuple tibétain", a-t-il déclaré.

Il a toutefois assuré qu'il soutenait pleinement la formule de la "voie moyenne" voulue par le dalaï lama, c'est-à-dire une "autonomie significative" du Tibet sous administration chinoise, plutôt qu'une indépendance pure et simple de la région.

Voix nouvelle mais obstacles inchangés

Expert en droit international, M. Sangay n'a jamais vécu au Tibet et ne s'y est même jamais rendu. C'est une nouveauté dans la vie politique du mouvement tibétain plus habitué à la domination de vieilles figures religieuses.

Cette transition historique va donner au nouveau Premier ministre une position plus en vue que ses prédécesseurs, mais pas forcément plus aisé.

Le gouvernement en exil n'est reconnu par aucun gouvernement étranger, la Chine refuse de le reconnaître et sa légitimité pourrait être mise en doute aux yeux des Tibétains du Tibet sans le soutien du dalaï lama.

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