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Libéré de prison dimanche, le dissident chinois Hu Jia a annoncé qu'il souhaitait reprendre ses activités politiques

A peine libéré, Hu Jia pense déjà à repartir au combat. Politique, cela s'entend. Il a cependant fait savoir que s'il comptait reprendre son activité militante, il souhaitait prendre les conséquences que cela pourrait avoir sur sa famille.
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Libéré de prison dimanche, Hu Jia était enfermé depuis décembre 2007 (AFP / Frederic J. Brown)

A peine libéré, Hu Jia pense déjà à repartir au combat. Politique, cela s'entend. Il a cependant fait savoir que s'il comptait reprendre son activité militante, il souhaitait prendre les conséquences que cela pourrait avoir sur sa famille.

M. Hu a purgé une peine de trois ans et demi de prison pour subversion du pouvoir. Dans un entretien donné dimanche soir à la chaine de Hong-Kong Cable TV, il a cependant souligné "l'importance de la loyauté morale" et réitéré son engagement pour "les droits des citoyens".

Avant son arrestation en décembre 2007, Hu Jia se battait contre les discriminations dont souffrent malades du sida en Chine, et contre les dégradations de l'environnement, avant de devenir le porte-parole de plusieurs groupes de victimes d'abus de pouvoir des autorités.

"Il faut être loyal envers sa conscience, a déclaré le dissident chinois. Ils m'ont demandé de vivre une vie ordinaire et ne pas affronter le régime". Ce qui ne l'a pas empêché de continuer à fustiger les pratiques de l'Etat chinois, "très cruel et [qui] viole de façon arbitraire la dignité de ses citoyens", a renchéri M. Hu.

"Je dois essayer de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour rassurer mes parents, mais je peux seulement leur dire que je vais être prudent", a ajouté le dissident, laissant entendre son désir de renouer avec ses activités politiques.

Il a été souvent cité pour le prix Nobel de la paix et distingué plusieurs fois, notamment en 2008 par le prix Sakharov "pour la liberté de pensée" décerné par le Parlement européen.

Il est le deuxième dissident célèbre à être libéré par les autorités chinoises en quelques jours. Mercredi soir, l'artiste Ai Weiwei avait été relâché sous caution, après près de trois mois d'enfermement.

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