L’Etat islamique revendique l'exécution de l’otage britannique David Haines

Dans une vidéo, l’Etat islamique a annoncé samedi soir avoir exécuté l’otage britannique David Haines, un employé humanitaire enlevé en Syrie, en mars 2013. Il travaillait pour l’ONG française Acted.

(L'Etat islamique annoncé l'exDavid Haines © Breaking3.0)

L’Etat islamique a annoncé samedi soir avoir exécuté l’otage britannique David Haines, un employé humanitaire Ecossais enlevé en Syrie, en mars 2013. L’annonce a été faite un peu avant minuit -heure française- par le centre américain de surveillance des sites islamistes (SITE). Si la vidéo des djihadistes montrant la décapitation est authentifiée, il s’agirait de la troisième exécution en un mois après celle de deux journalistes otages en Syrie, James Foley et Steven Sotloff.

L'Etat islamique veut adresser un triple message avec cette nouvelle exécution, d'après Romain Caillet, chercheur et consultant sur les questions islamiques, basé au Liban.
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Un appel vain de sa famille

Quelques heures après un appel lancé aux ravisseurs par la famille de David Haines, l’Etat islamique (EI) a annoncé l’avoir tué. La famille de l’employé humanitaire avait lancé un appel pour sa libération et pour déclencher un contact.

"Nous sommes la famille de David Haines. Nous vous avons envoyé des messages auxquels nous n’avons reçu aucune réponse. Nous demandons à ceux qui détiennent David de nous contacter."

Les proches du Britannique étaient d’autant plus inquiets qu’il avait été menacé récemment dans une vidéo. Cet enregistrement mettait en scène la décapitation de l’otage américain Steven Sotloff. Et sur ces images authentifiées par la Maison-Blanche, le bourreau menaçait d’exécuter prochainement David Haines. C'est maintenant un autre Britannique, qui apparaît à la fin de la vidéo diffusée cette nuit, qui est à son tour menacé de mort.

 

Quand il a été enlevé, David Haines effectuait sa première mission pour l’ONG française Acted. Il se trouvait alors, en tant que responsable logistique, dans le camp de réfugiés d’Atmeh, un village syrien près de la frontière turque.

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