Les troupes du nouveau pouvoir libyen sont entrées ce samedi dans la ville natale de Mouammar Kadhafi.

Les combattants du Conseil national de transition ont été accueillis par des tirs nourris de "snipers" dans l'un des derniers bastions du Guide déchu.

Un tank du CNT se dirige vers la ligne de front dans les faubourgs de Syrte, vendredi 23 septembre 2011.
Un tank du CNT se dirige vers la ligne de front dans les faubourgs de Syrte, vendredi 23 septembre 2011. (AFP / RORY MULHOLLAND)

Les combattants du Conseil national de transition ont été accueillis par des tirs nourris de "snipers" dans l'un des derniers bastions du Guide déchu.

De la fumée noire tourbillonnait au-dessus de cette localité côtière alors que des forces du Conseil national de transition (CNT, au pouvoir) se massaient sur la place Zafrane, à un km du centre-ville.

On pouvait entendre des fusillades du centre-ville au fur et à mesure de la progression des chars et des mortiers des "katibas" (unités) du CNT.

Des pick-up équipés de mitrailleuses et transportant des hommes en armes se dirigeaient à toute vitesse vers Syrte. D'autres forces du CNT ont progressé à partir du sud de la ville.

"Ils ont posté des tireurs embusqués au-dessus des mosquées, des immeubles. Ils se servent aussi des maisons et des édifices publics", a raconté à l'envoyé spécial de Reuters un combattant, El Tohamy Abouzein, posté sur le rond point de la place Zafrane.

Pour sa part, l'Otan n'a pas souhaité faire samedi de commentaires sur ses opérations à Syrte. Vendredi, ses aéronefs ont frappé plusieurs cibles, dont un dépôt de munitions et une batterie de DCA.

Des combattants du CNT ont affirmé avoir reçu l'ordre de différer un assaut contre le centre-ville en raison d'éventuels bombardements de l'Alliance atlanique.

A la périphérie ouest de Syrte, des artilleurs sont entrés en action et les deux camps échangent des tirs de roquettes.

Ces derniers jours, les forces du nouveau pouvoir ont reculé de Syrte ansi que de Bani Walid, l'autre dernier bastion des fidèles de Mouammar Kadhafi, en raison de la résistance acharnée de ces derniers.