Les trois dossiers qui vont s'inviter au sommet du G7 en Allemagne

Initialement centrée sur le climat, cette réunion des puissants devrait finalement se concentrer sur les négociations avec la Grèce et les violences en Ukraine.

Le président Barack Obama et la chancelière Angela Merkel à Krün près de Garmisch-Partenkirchen en Allemagne, le 7 juin 2015.
Le président Barack Obama et la chancelière Angela Merkel à Krün près de Garmisch-Partenkirchen en Allemagne, le 7 juin 2015. (ROBERT MICHAEL / AFP)

La chancelière allemande Angela Merkel reçoit dimanche 7 et lundi 8 juin ses homologues américain, britannique, canadien, français, italien et japonais, au château d'Elmau en Bavière pour un sommet du G7. Alors que des manifestants tentent de perturber cette réunion des puissants, l'ordre du jour de la réunion a été bousculé. 

A l'origine, Angela Merkel voulait se concentrer sur les questions climatiques, mais la crise de la dette grecque et la poursuite des violences en Ukraine se sont imposées. Francetv info fait le point sur les trois dossiers chauds qui se sont invités au G7.

1 Les négociations sur la Grèce

Le psychodrame grec va occuper les esprits et une bonne partie des discussions, alors que les négociations piétinent entre Athènes et ses créanciers pour éviter la faillite au pays. La présidente du FMI Christine Lagarde et Jean-Claude Juncker, acteurs clés du dossier grec, est présent en Allemagne. Faute d'avancées, le patron de la Commission a refusé samedi de prendre au téléphone le Premier ministre grec, Alexis Tsipras. Il a par ailleurs affirmé dimanche n'avoir "jamais reçu" la proposition "alternative" d'Athènes avant de la réclamer au Premier ministre grec.

La Grèce négocie depuis février avec la Commission européenne, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque centrale européenne (BCE) pour obtenir plusieurs milliards d'euros d'aides, dont elle a un besoin pour honorer des remboursements imminents, alors que ses caisses sont vides. Derrière la menace de défaut de paiement se profile celle d'une éviction de la zone euro. Mais beaucoup des engagements de réformes réclamés à Alexis Tsipras vont à l'encontre de ses promesses électorales.

2 Le regain de tension en Ukraine

En préambule du G7, Barack Obama a appelé à faire face à "l'agression russe en Ukraine". Depuis quelques jours, les occidentaux dénoncent une intensification des violences dans l'est du pays. Le président américain entend insister auprès de ses interlocuteurs européens sur la nécessité de maintenir les sanctions contre la Russie, grande absente de ce sommet, accusée de soutenir la rébellion dans l'est séparatiste de l'Ukraine.

3 La corruption après le scandale à la Fifa

De son côté, le Premier ministre britannique David Cameron souhaite profiter du G7 pour mettre le dossier de la corruption sur la table après les scandales à la Fifa, indique The Guardian. Selon le quotidien britannique, le Premier ministre va demander dans son discours à ses homologues de "briser le tabou de la corruption" qui est devenue "l'ennemie de la démocratie et du développement".

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