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Les pays arabes sont d'accord pour des pourparlers directs avec l'Etat hébreu quand le Palestinien Abbas le jugera utile

"Il y a un accord mais à condition que l'on sache ce qui sera discuté et comment les négociations directes seront menées", a déclaré jeudi le premier ministre du Qatar après une réunion de la Ligue arabe au Caire. "Nous laissons au président palestinien le soin d'évaluer quand les conditions permettront de débuter" ces négociations, a-t-il ajouté.
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Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (1-1-2010) (AFP - DDP - MICHAEL KAPPELER)

"Il y a un accord mais à condition que l'on sache ce qui sera discuté et comment les négociations directes seront menées", a déclaré jeudi le premier ministre du Qatar après une réunion de la Ligue arabe au Caire. "Nous laissons au président palestinien le soin d'évaluer quand les conditions permettront de débuter" ces négociations, a-t-il ajouté.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu a rapidement réagi en se déclarant prêt à des négociations "directes et franches" avec l'Autorité palestinienne.

De leur côté, les Etats-Unis ont jugé "encourageants" les signes de soutien manifestés par la Ligue arabe à une reprise du dialogue direct. Washington et d'autres pays ont intensifié les pressions en faveur de négociation directes, au lieu des discussions indirectes conduites sans grand succès depuis début mai sous la houlette de la Maison blanche.

Le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a, quant à lui, insisté sur la nécessité d'obtenir des "garanties écrites" pour ces pourparler directs, qui doivent, selon lui, "être sérieuses" et porter sur le "statut final" d'un futur Etat palestinien et d'un accord de paix.

Les exigences palestiniennes
Le Premier ministre qatari a indiqué qu'une lettre allait être envoyée à l'administration américaine pour exposer "comment nous voyons tout processus de paix ou négociation directe". "Les Arabes ont demandé dans leur lettre à Obama qu'il soit fait référence aux frontières de 1967 de l'Etat palestinien, avec des échanges territoriaux mutuellement agréés, ainsi qu'à la fin de la colonisation" israélienne dans les territoires occupés, a précisé le principal négociateur palestinien Saëb Erakat.

Lors d'une rencontre avec des responsables de la presse égyptienne mercredi, le président palestinien, Mahmoud Abbas, a réaffirmé ses exigences pour un retour au dialogue direct, interrompu depuis l'offensive d'Israël à Gaza fin 2008. Cité par l'agence officielle égyptienne Mena, le responsable palestinien déclaré qu'il "n'entamerait pas de négociations directes tant que l'on n'aurait pas de perspectives sérieuses sur les frontières de 1967 et la fin de la colonisation". Des conditions jugées inacceptables par le gouvernement de l'Etat hébreu. "Quand je recevrai des garanties (sur ces sujets), alors j'engagerai immédiatement des négociations", a-t-il poursuivi.

Mahmoud Abbas a assuré qu'il faisait face à "des pressions comme je n'en ai jamais connues avant dans ma vie, de la part de l'administration américaine, de l'Union européenne et du secrétaire général de l'ONU". Le 6 juillet dernier, le président américain, Barack Obama, avait dit espérer que les négociations directes reprennent avant le 26 septembre. Les Etats-Unis "poussent sans relâche" à la reprise du dialogue de paix direct entre Israël et les Palestiniens, a également assuré mardi le porte-parole de la diplomatie américaine.

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