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Les Occidentaux souhaitent exercer une pression accrue sur d'autres régimes à poigne, dont le régime syrien.

Le régime de Mouammar Kadhafi tombé, tous les regards se tournent désormais vers la Syrie. Les Occidentaux espèrent qu'un pression accrue pourrait contribuer à ébranler aussi les soutiens russe et chinois au régime de Bachar al-Assad.
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 (LOUAI BESHARA / AFP)

Le régime de Mouammar Kadhafi tombé, tous les regards se tournent désormais vers la Syrie. Les Occidentaux espèrent qu'un pression accrue pourrait contribuer à ébranler aussi les soutiens russe et chinois au régime de Bachar al-Assad.

"Il semble que la mort de Kadhafi vienne de clore un chapitre. Si la situation se stabilise en Libye, la pression sera extrêmement forte sur Bachar al-Assad", analyse Jean-Yves Moisseron, chercheur à l'Institut de recherche pour le développement.

Marquée par une de l'opposition et la mort de plus de 3000 opposants, selon l'ONU, la situation en Syrie n'est pas tenable à long terme, estime ce chercheur, en raison de la détermination du peuple et de la perte totale de crédibilité du régime, deux traits que le pouvoir de Damas et l'ex-régime libyen ont en partage. "Bachar al-Assad s'est senti les mains libres pour accentuer la répression de l'opposition en pensant qu'il pourrait en venir à bout rapidement et que tant que les Occidentaux seraient occupés en Libye, ils ne se préoccuperaient pas de lui", observe Pascal Boniface, directeur de l'Institut de relations internationales.

Vers un nouveau veto sino-russe ?

Au Conseil de sécurité de l'ONU, Moscou et Pékin, échaudés par l'interprétation occidentale de la résolution 1973 qui a autorisé les frappes aériennes de l'Otan pour protéger les civils libyens, craignent de voir le scénario se reproduire en Syrie et ont opposé leur veto début octobre à un projet de résolution condamnant le régime syrien.

"Dans la mesure où la 1973 a été détournée de sa fonction initiale et où on est passé de la responsabilité de protéger à la co-belligérance, (...) les Chinois et les Russes ont un peu l'impression qu'ils ont été dupés sur l'affaire libyenne. Ils seront plus difficile à bouger mais ils ne vont pas tout accepter de Bachar al-Assad", juge Pascal Boniface, tout en rappelant que l'opposition syrienne ne veut pas d'une intervention militaire.

Adresser un "message sans ambiguité" à al-Assad

Alain Juppé, chef de la diplomatie française, est en Chine ce week-end, pour préparer le G20. "Bien évidemment nous reparlerons avec nos partenaires chinois de notre souhait de voir le Conseil de sécurité prendre une position claire et ferme afin d'adresser un message sans ambiguïté au régime de Bachar al-Assad : il faut que la répression s'arrête", a déclaré le porte-parole adjoint du Quai d'Orsay, Romain Nadal.

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