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Les nouvelles autorités libyennes se préparent à proclamer la libération totale du pays.

L'Otan a elle annoncé qu'elle mettrait fin à son opération maritime et aérienne en Libye le 31 octobre.
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 (MARCO LONGARI / AFP)

L'Otan a elle annoncé qu'elle mettrait fin à son opération maritime et aérienne en Libye le 31 octobre.

"C'est confirmé. Nous annoncerons la libération totale de la Libye dimanche à 17h sur la place du tribunal de Benghazi", a déclaré vendredi un responsable du Conseil national de transition (CNT) sous couvert de l'anonymat.

C'est sur cette place sur le front de mer, rebaptisée place des Martyrs, à un millier de kilomètres à l'est de Tripoli, que les opposants -devenus ensuite des rebelles puis les nouvelles autorités, avaient défié le régime Kadhafi aux premiers jours de la révolte à la mi-février. Cette proclamation doit mettre ainsi fin à un conflit qui a duré huit mois et coûté la vie, selon le CNT, à au moins 30.000 personnes.

A l'annonce de la mort de l'ex-guide déchu, jeudi, un incontrôlable mouvement de liesse a traversé tout le pays. L'hystérie de la foule a quelque peu noirci les manifestations de joie, avec une soixantaine de blessés et peut-être des morts.

A Tripoli, Misrata, Benghazi, Sabratha et ailleurs, les tirs de joie d'armes légères et lourdes vers le ciel se sont poursuivis jusque tard dans la nuit. Ces tirs ont fait au moins 63 blessés, et peut-être des morts, a indiqué dans la nuit la télévision libyenne Al-Ahrar. Vendredi matin, le Conseil militaire de Tripoli a demandé dans un communiqué à "tous les citoyens" de "cesser de tirer en l'air, quel que soit le type d'arme et quelles que soient les circonstances".

"Il nous reste encore deux étapes : Seif et Senoussi", a dit Mahmoud Jibril, numéro deux du nouveau régime, en allusion à Seif Al-Islam, fils de Kadhafi qui avait souvent été présenté comme son successeur potentiel, et Abdallah Senoussi, son chef des renseignements, tous deux recherchés par la Cour pénale internationale sur des soupçons de crimes contre l'humanité. Des informations contradictoires circulent depuis jeudi sur leur sort -capture, mort ou fuite-, sans qu'aucune ne soit confirmée.

Confronté à un soulèvement sans précédent contre son régime autoritaire, Mouammar Kadhafi, 69 ans, qui a gouverné la Libye d'une main de fer pendant 42 ans, était en fuite depuis la chute de Tripoli en août. Il est le premier dirigeant arabe à avoir été tué depuis l'éclatement du "Printemps arabe".

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