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Les manifestants ont laissé exploser leur colère après l'annulation de sièges remportés par la Pétition populaire.

Les forces de sécurité tunisiennes ont tiré en l'air pour tenter de disperser une foule de manifestants qui tentaient d'attaquer les bureaux du gouvernement régional de la ville de Sidi Bouzid. Rachid Ghannouchi a appelé au calme.
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Proclamation des résultats officiels à Tunis par la commission électorale, le 27 octobre. (SALAH HABIBI / AFP)

Les forces de sécurité tunisiennes ont tiré en l'air pour tenter de disperser une foule de manifestants qui tentaient d'attaquer les bureaux du gouvernement régional de la ville de Sidi Bouzid. Rachid Ghannouchi a appelé au calme.

Les manifestants ont protesté contre la décision de la commission électorale d'annuler les sièges remportés par l'homme d'affaires Hachmi Hamdi, de la Pétition populaire, dans six districts électoraux en raison d'infractions aux règles de financement de la campagne électorale.

Le gouvernement tunisien va imposer un couvre-feu de 18h00 et 6h00 après cette série d'affrontements, a-t-on appris auprès d'une source du ministère de l'Intérieur.

Dans la nuit, la police a tiré des grenades de gaz lacrymogène pour disperser des centaines de manifestants à Sidi Bouzid, agglomération à l'origine de la révolte provoquée par le suicide d'un vendeur ambulant, Mohamed Bouazizi, il y a dix mois.

"Ils ont incendié une grande partie des locaux de la mairie et on n'a pas vu la police", a commenté un habitant de la ville joint au téléphone par Reuters. Les manifestants auraient également mis le feu au bureau de campagne d'Ennahda et ont brûlé des pneus dans les rues. Hachmi Hamdi avait soutenu Ben Ali par le passé et a effectué une campagne électorale aux accents populistes sur une télévision basée en Grande-Bretagne, dont il est propriétaire.

Rachid Ghannouchi appelle au calme

Le chef de file du parti islamiste Ennahda vainqueur des élections a appelé au calme. S'exprimant lors d'une conférence de presse, il a accusé les forces liées à l'ancien régime d'attiser la violence. Dans une interview au journal Le Monde, à paraître samedi, Rachid Gannouchi justifie sa décision d'exclure Hachemi Hamdi en accusant ce dernier d'être "un allié de la dictature".

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