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Les Maldives et autres pays où le paradis côtoie l'enfer

L'archipel connu pour ses îlots aux plages de sable blanc vient d'autoriser la peine de mort, y compris pour les enfants, provoquant des appels au boycott. D'autres destinations "de rêve" présentent aussi ce contraste nauséabond.

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Un village de vacances aux Maldives, le 17 novembre 2010. (SOO HON KEONG / MOMENT EDITORIAL / GETTY IMAGES)

Côté face : un bungalow sur la plage, à quelques pas d'une eau limpide à 25 degrés, juste assez pour se rafraîchir après une sieste au soleil. Côté pile : la peine de mort pour les enfants. Les Maldives ont restauré la peine capitale, le 27 avril, en l'élargissant aux enfants, qui peuvent être condamnés dès l'âge de 7 ans, mais exécutés à partir de 18 ans.

A côté de cet archipel de l'océan Indien, ou à des milliers de kilomètres, d'autres destinations étiquetées "paradisiaque" par les agences de voyages cachent une réalité sordide. Francetv info dresse une liste non exhaustive de ces lieux de farniente où Français, Allemands, Américains, Russes remplissent les villages de vacances, à deux pas de l'enfer.

Aux Maldives, charia et déchetteries à ciel ouvert

C'est le paysage de carte postale et de publicité pour gel douche par excellence. Longues plages de sable fin et fonds marins exceptionnels attirent près d'un million de touristes par an aux Maldives, selon les données de la Banque mondiale.

Une plage sur une île touristique de l'archipel des Maldives, le 18 avril 2014. (BERND WEISSBROD / DPA / AFP)
 

La plupart des voyageurs étrangers l'ignorent, mais le régime maldivien impose la charia. La restauration de la peine de mort et son application aux enfants est le dernier pas franchi par le gouvernement. Depuis, les appels au boycott se multiplient, parmi lesquels celui de Jacques Maillot, fondateur de Nouvelles Frontières, mardi, sur RMC. L'ex-patron du voyagiste estime que le boycott permettrait "d'asphyxier le pays et de renverser le pouvoir en place depuis 2012".

Mais le tourisme lui-même étouffe déjà l'archipel, en raison des problèmes de traitement des tonnes de déchets, qui s'accumulent sur l'île Thilafushi, une "bombe toxique", décrite par Le Monde en 2012.CMS-ContentHasMedia_742513

Au Brésil, les eaux usées déversées dans la baie de Rio

La plage d'Ipanema, ses vagues, ses tout petits bikinis, boire une margarita en écoutant de la samba… Des clichés dont raffolent les touristes qui visitent Rio de Janeiro, au Brésil. CMS-ContentHasMedia_742549

Mais Rio, qui se prépare à accueillir le Mondial de football et ses centaines de milliers de touristes, rejette chaque jour 80 à 100 tonnes de déchets dans la pittoresque baie de Guanabara, explique le Global Post (en anglais)CMS-ContentHasMedia_742555

Bali, victime du tourisme de masse

Les moins de 4 millions d'habitants de Bali reçoivent chaque année plus de 2 millions de touristes du monde entier. Là encore, rien ne manque à la photo de vacances : eau turquoise, palmiers, sable blanc. En supplément, une baignade avec des tortues.CMS-ContentHasMedia_742581 

L'île indonésienne risque pourtant d'être bientôt dévastée par le tourisme de masse, qui produit des tonnes de déchets, et de se trouver à court d'eau potable, comme l'explique Le Monde.CMS-ContentHasMedia_742599 

Cancun, le taux de suicide le plus élevé du Mexique

Dans le sud-est du Mexique, Cancun, au bout de la péninsule du Yucatan, attire les étudiants américains pour leurs vacances de printemps, comme les riches familles russes dans ses immenses complexes touristiques.CMS-ContentHasMedia_742625

Ce coin de paradis touristique a créé un enfer pour les travailleurs mexicains. Cancun connaît un taux de suicide trois fois plus élevé que le reste du pays. "La majorité des suicidés ont la trentaine, et travaillent dans le tourisme", selon une étude publiée en 2008 et relayée par Rue89. Ils sont venus dans la région en quête d'une meilleure situation, mais touchent de faibles salaires et s'entassent dans une "seconde Cancun" bien moins féerique, face à "l'étalage de richesse" de la zone touristique. CMS-ContentHasMedia_742645

En République dominicaine, exclusion et pollution

Direction Punta Cana. Chaque hiver, des campagnes publicitaires invitent les Français à s'envoler en amoureux ou en famille vers la célèbre station balnéaire de République dominicaine, pour quelques centaines d'euros par personne.CMS-ContentHasMedia_742771 

Les voyagistes se gardent bien d'évoquer l'exclusion dont souffrent des centaines de milliers de Dominicains, descendants d'immigrés haïtiens, qui ont failli être privés de tous leurs droits et devenir apatrides, comme le raconte RFI. Aucun ne mentionne non plus les gigantesques décharges à ciel ouvert, notamment photographiées par Yann Arthus-BertrandCMS-ContentHasMedia_742779

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