Les États-Unis n'excluent plus d'armer les rebelles syriens

Le secrétaire américain à la Défense a évoqué pour la première fois la possibilité d'armer les rebelles syriens. Selon Chuck Hagel, les Etats-Unis vont envisager cette possibilité dans le cadre de la réévaluation des options américaines sur la Syrie annoncée par Barack Obama.

(Gary Cameron Reuters)

Pour le moment, l'aide américaine à l'opposition syrienne au
président Bachar al-Assad ne consiste qu'en du matériel non létal. À la
question de savoir si les États-Unis pourraient fournir des armes aux rebelles,
le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a répondu "oui" en
expliquant ensuite qu'aucune décision n'était prise.

Si ce "oui" constitue un changement – jusqu'à
présent les Américains étaient opposés à toute livraison d'arme – il ne s'agit
en réalité que d'une toute petite avancée. Car Chuck Hagel a bien ensuite pris
la peine d'expliquer qu'il ne s'agissait que d'une option parmi de nombreuses.
Il l'a  déclaré lors d'une conférence de
presse conjointe avec son homologue britannique Phillip Hammond.

"Cela ne veut pas
dire qu'on va ou veut le faire. Ce sont des options qui doivent être envisagées
avec les partenaires, avec la communauté internationale"
, a expliqué le
secrétaire à la défense.

Mardi,  Barack Obama a annoncé que les États-Unis
"reverront la gamme de possibilités qui sont à notre disposition"

dans le dossier syrien si l'usage d'armes chimiques est avéré. Le président
américain a toutefois réclamé "enquête très solide" pour confirmer
l'utilisation à petite échelle d'armes chimiques, en l'occurrence du sarin, en Syrie.