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Le séisme de magnitude 5,6 survenu à Van mercredi soira fait 40 morts selon un nouveau bilan du Premier ministre.

Moins de trois semaines après le précédent tremblement de terre qui avait fait 600 morts, un nouveau séisme a frappé l"est de la Turquie mercredi. Le service de gestion des urgences et des catastrophes (AFAD) a annoncé que 30 survivants ont été sortis des décombres depuis le drame.
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Un sésime de 5,7 a frappé l'est de la Turquie le 8 novembre 2011. (STR / ANADOLU AGENCY / AFP)

Moins de trois semaines après le précédent tremblement de terre qui avait fait 600 morts, un nouveau séisme a frappé l"est de la Turquie mercredi. Le service de gestion des urgences et des catastrophes (AFAD) a annoncé que 30 survivants ont été sortis des décombres depuis le drame.

Le séisme est survenu à 19h23 mercredi soir, et son épicentre a été localisé dans le district d"Edremit. Vingt-cinq bâtiments se sont effondrés, dont 22 étaient vides. Le tremblement a provoqué des mouvements de panique dans cette région située à quelques kilomètres seulement de la province de Van, durement touchée par un séisme meurtrier le 23 octobre dernier. Les opérations de secours et de recherche se poursuivent. Les sauveteurs ont notamment extrait dans la nuit les corps de deux journalistes de l'agence de presse Dogan de ruines d'un hôtel effondré. Les deux hommes étaient venus à Van en reportage après un précédent séisme meurtrier dans la région, d'une magnitude de 7,2, qui a fait plus de 600 morts le 23 octobre, selon l'agence.

Selon la télévision nationale TRT, parmi les immeubles effondrés figurent deux hôtels, dans lesquels se trouvaient un nombre non précisé d'occupants, ce qui explique que le bilan pourrait s'alourdir.

Réplique ou nouveau séisme ?

Neuf avions transportant près de 300 sauveteurs ont été envoyés sur place, a précisé la télévision nationale, alors que les opérations de sauvetage se poursuivaient dans la nuit avec des pelles mécaniques, sous les feux de puissants projecteurs.

"Il est trop tôt pour savoir s'il s'agit d'une réplique du tremblement de terre du 23 octobre ou d'un nouveau séisme", a déclaré à NTV le professeur Mustafa Erdik, directeur de l'Observatoire Kandili de géophysique à Istanbul. Le tremblement de terre du 23 octobre avait détruit de nombreuses habitations dans les villes et villages de la province de Van, proche de l'Iran. Dans la seule ville de Van, la capitale régionale, plus de 5000 immeubles s'étaient effondrés, relançant la polémique sur le non-respect des normes sismiques et l'honnêteté des constructeurs.

La presse et l'opposition accusent

Les morts auraient, selon la presse et l'opposition, pu être empêchées si des mesures adéquates avaient été prises. "Les enquêtes nécessaires n'ont pas été faites, 17 jours après", a déploré le vice-président du parti pro-kurde BDP, Gülten Kisanak, évoquant le précédent séisme dans la même région, beaucoup plus grave celui-là, puisqu'il avait fait plus de 600 morts, le 23 octobre. "Pourquoi a-t-on laissé ces personnes dans ces immeubles ?", ajoute le responsable politique, dont les propos sont reproduits vendredi par la presse.

La magnitude de 5,7 était moindre que celle du précédent séisme, mais s'est révélée meurtrière, du fait de la fragilisation des constructions par le précédent tremblement de terre. La presse turque publie des photos de l'hôtel Bayram, l'un des deux qui se sont effondrés, après le premier séisme, faisant apparaître de profondes fissures sur les murs. "Aucune inspection officielle n'a été réalisée dans l'hôtel, déclaré conforme par un groupe de cinq techniciens après le premier séisme", affirme le journal Hürriyet.

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a annoncé pour sa part qu'une "procédure en justice" serait engagée contre ceux qui ont inspecté le bâtiment. Il a invité les habitants de la région à ne pas entrer dans les édifices endommagés, parce qu'"il y a encore des répliques". "Nous pensons qu'au moins 80 immeubles menacent encore de s'effondrer" à Van, a déclaré dans la presse Haluk Eyidogan, un géophysicien d'Istanbul.

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