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Le secrétaire général de l'Onu a sommé lundi le président syrien Bachar al-Assad de 'stopper les tueries'.

Ban Ki-Moon a qualifié ces tueries 'd"inacceptables', et a exhorté Bachar al-Assad à les stopper 'avant qu"il ne soit trop tard.' Depuis le début de la contestation en Syrie en mars dernier, l"Onu estime que 3.000 civils ont trouvé la mort.
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Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, le 9 mai 2011 (AFP/Mustapha Ozer)

Ban Ki-Moon a qualifié ces tueries 'd"inacceptables', et a exhorté Bachar al-Assad à les stopper 'avant qu"il ne soit trop tard.' Depuis le début de la contestation en Syrie en mars dernier, l"Onu estime que 3.000 civils ont trouvé la mort.

Le secrétaire général de l"Onu a fait passer ce message de fermeté depuis Berne et a évoqué « les promesses non tenues » de Bachar al-Assad. A la mi septembre, Ban Ki-Moon avait lancé un appel en faveur d'une action internationale "cohérente" sur la Syrie, alors que le conseil de sécurité de l"Onu restait divisé sur la question.

De son côté, la Ligue arabe a appelé dimanche, à l'issue d'une réunion extraordinaire, à la tenue d'une "conférence de dialogue national" d'ici 15 jours au Caire entre le gouvernement syrien et l'opposition. Cette conférence aura pour objectif de "réaliser les aspirations légitimes du peuple syrien et le changement souhaité", de "mettre fin à la violence" et d'"éviter une intervention étrangère", a indiqué le ministre qatari des Affaires étrangères, cheikh Hamad ben Jassem, lisant la résolution adoptée par la Ligue.

Au cours de cette réunion extraordinaire, il a également été décidé de former une commission présidée par le Qatar, comprenant les ministres des Affaires étrangères d'Algérie, du Soudan, d'Oman, d'Egypte ainsi que le secrétaire général Nabil al-Arabi, pour "contacter les dirigeants syriens pour mettre fin à tous les actes de violence". La commission devra remettre le plus rapidement possible à la Ligue un rapport détaillé sur la situation en Syrie et des propositions d'action, alors que le régime du président Assad réprime dans le sang les protestataires.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la répression a encore fait onze morts dimanche soir, huit à Homs (centre), une à Zabadani, près de Damas, et deux à Khan Cheikhoune, dans la province d'Idleb (nord-ouest).

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