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Le Qatar appelle l'Arabie saoudite et ses alliés à un "dialogue ouvert et honnête"

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, puis l'Egypte et le Yémen ont annoncé, lundi, qu'ils rompaient leurs relations diplomatiques avec le Qatar, accusé de soutenir les terroristes islamistes.

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France Télévisions
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L'émir du Qatar Tamim Ben Hamad Al Thani lors d'un sommet au Koweit, le 25 mars 2014. (HAMAD I MOHAMMED / REUTERS)

Accusé de soutenir le terrorisme et mis au ban diplomatique par l'Arabie saoudite et plusieurs de ses alliés, le Qatar a appelé, mardi 6 juin, à "un dialogue ouvert et honnête" pour sortir de cette crise.

Dans un discours diffusé par la chaîne de télévision qatarie Al Jazeera, le chef de la diplomatie de l'émirat, Mohammed bin Abdul Rahman, a assuré qu'il n'y aura pas "d'escalade" de la part du Qatar qui a fait valoir ses bonnes relations diplomatiques avec les Etats-Unis, à l'instar de l'Arabie saoudite. "Notre relation avec les Etats-Unis est stratégique, a-t-il insisté, il y a des choses sur lesquelles nous ne sommes pas d'accord, mais les secteurs dans lesquels nous coopérons sont plus nombreux que ceux dans lesquels nous divergeons."

Après la colère, l'apaisement

Désormais sur la touche dans la région, le Qatar a vu lundi matin l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Yémen, l'Egypte et les Maldives rompre toute relation diplomatique avec lui, l'accusant de soutenir les terroristes islamistes, notamment ceux de l'Etat islamique.

Se sont ajoutées des mesures économiques comme la fermeture de toutes les frontières terrestres et maritimes entre ces pays et l'émirat, ainsi que des interdictions de survol aux compagnies aériennes qataries ou des restrictions aux déplacements des personnes.

Doha, par ailleurs exclu de la coalition militaire arabe contre les rebelles pro-iraniens au Yémen, semble donc jouer la carte de l'apaisement mardi. Riche pays gazier à la politique étrangère controversée, l'émirat avait au départ réagi avec colère, accusant ses voisins de vouloir le mettre "sous tutelle" et de l'étouffer économiquement.

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