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Le principal accusé dans l'attentat à la bombe de Marrakech survenu en avril a été condamné à la peine capitale.

L'attentat avait fait 17 morts. Son complice a été condamné à la prison à perpétuité.
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France Télévisions
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 (ABDELHAK SENNA / AFP)

L'attentat avait fait 17 morts. Son complice a été condamné à la prison à perpétuité.

Le principal accusé, le Marocain Adil Al-Atmani a été condamné à mort, et son complice Hakim Dah à la prison à perpétuité, selon le verdict de la cour.

Quatre des sept autres accusés ont été condamné à quatre ans de prison et trois à deux ans. Les dix accusés ont dix jours jours pour interjeter appel. Dès l'énoncé du verdict concernant Al-Atmani, la soeur de ce dernier s'est mise à crier et à protester dans la salle d'audience empêchant le juge de poursuivre ses jugements, avant de perdre connaissance.

Toujours inscrite dans le code pénal (mais en voie d'être formellement supprimée) la peine de mort n'est plus appliquée au Maroc depuis 1992. La nouvelle constitution votée en juillet prévoit pour la première fois explicitement le "droit à la vie".

Les condamnations à quelques années de prison des complices a provoqué la colère des familles des victimes françaises dont certaines se sont déclarées "scandalisées" par la justice marocaine.

"C'est inacceptable et inadmissible de condamner à seulement quatre ans de prsion des complices. Cela veut dire que vous pouvez aider un terroriste assassin et n'écoper que quatre ans. On a perdu confiance en la justice marocaine", a déclaré Isabelle Dewally, mère de la petite Camilla tuée à l'âge de 10 ans dans l'attentat.

Nadine Asnar, la mère d'une des victimes de l'attentat craint que la mort de l'acteur principal ne le place en position de martyr ce qu'elle qualifie d'"inacceptable".

L'avocat du principal accusé, Me Abdelrahman Abideddihne a quant à lui dénoncé la condamnation à mort de son client. "Je m'étonne que la justice continue de prononcer des peines de mort alors que le royaume l'a aboli de facto. Cette sentence figure encore dans la loi, mais il ne faut plus la prononcer dès lors que l'on s'achemine vers sa suppression" a-t-il dit.

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