Le classement 2011 des universités de Shanghai place une nouvelle fois les établissements américains en tête

Le premier français n'apparaissant qu'au 40e rang, selon ce top 500 mis en ligne dimanche soir par l'université Jiaotong.Les Etats-Unis s'arrogent 17 des vingt premières places, selon ce classement mondial diffusé sur le site de l'université.

L\'université américaine de Harvard, à Cambridge, dans l\'Etat du Massachusetts (16/12/2010)
L'université américaine de Harvard, à Cambridge, dans l'Etat du Massachusetts (16/12/2010) (AFP / Marcel Jolibois)

Le premier français n'apparaissant qu'au 40e rang, selon ce top 500 mis en ligne dimanche soir par l'université Jiaotong.

Les Etats-Unis s'arrogent 17 des vingt premières places, selon ce classement mondial diffusé sur le site de l'université.

L'université américaine Harvard reste numéro un, Stanford reprenant la deuxième place cédée l'an dernier à Berkeley, qui est cette fois quatrième derrière le Massachusetts Institute of Technology (MIT).

Trois universités britanniques figurent dans le top ten, Cambridge (5e) et Oxford (10e) étant rejointes par le University College de Londres (20e). L'université de Tokyo perd une place pour se classer 21e.

Seulement trois établissements français continuent de figurer dans le top 100: Paris-Sud Orsay à la 40e place (5 places gagnées), Pierre-et-Marie-Curie à la 41e place (deux rangs perdus) et l'Ecole normale supérieure (ENS-Ulm) à la 69e (deux places de mieux).

Diffusé depuis 2003, ce classement mondial est aussi attendu que critiqué, notamment en Europe et en France, car les critères retenus défavorisent les universités européennes. Ces critères retiennent essentiellement la performance en matière de recherche, au détriment de la formation: le nombre de prix Nobel, de médailles Fields (l'équivalent du Nobel en mathématiques) et d'articles publiés dans des revues uniquement anglo-saxonnes. Les francophones ne sont pas prises en compte.

La France en pâtit d'autant plus que la recherche y dépend à la fois des universités et des organismes de recherche. Or la méthode de Shanghai partage les points obtenus entre l'université et les organismes associés.