Le baril de pétrole à son plus bas niveau depuis cinq ans

Une offre surabondante, combinée à une faible croissance de la demande, continue à peser sur les cours.

Les volumes d\'activité se sont étoffés au fil de la journée du 1er décembre, les investisseurs américains revenant d\'un long weekend de Thanksgiving.
Les volumes d'activité se sont étoffés au fil de la journée du 1er décembre, les investisseurs américains revenant d'un long weekend de Thanksgiving. (HASAN JAMALI / AP / SIPA)

La chute se poursuit. Les prix du pétrole ont encore dégringolé, lundi 1er décembre, tombant même à leurs niveaux les plus bas depuis 2009. En début de matinée, le baril de Brent de la mer du Nord valait 67,53 dollars (54,12 euros) sur l'Intercontinental Exchange de Londres

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange, le baril est tombé en début d'échanges asiatiques à 63,72 dollars (51,10 euros), son plus bas niveau depuis juillet 2009. Les volumes d'activité se sont étoffés au fil de la journée, les investisseurs américains revenant d'un long week-end de Thanksgiving.

Augmentation de la production américaine

Cette chute s'explique par la décision de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) de maintenir son objectif de production et par la surabondance d'offre sur le marché. "La baisse des prix de pétrole n'a pas de fin en vue, puisqu'un énorme excédent d'offre, d'environ 1,5 million de barils par jour, est attendu pour le premier semestre 2015 et va continuer à peser sur les cours", notent les experts de Commerzbank

La décision de l'Opep de maintenir son objectif de production est vue comme une réponse à la récente expansion du pétrole de schiste américain, qui grignote les parts de marché du cartel. Les Etats-Unis sont passés d'une production moyenne de 5 millions de barils par jour en 2008 à près de 8,4 millions lors des huit premiers mois de cette année, grâce à l'exploitation du pétrole de schiste.